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AprĂšsla mort d'Imanol, ce garçon de 3 ans happĂ© par un tracteur conduit par son pĂšre, les gendarmes poursuivent leur enquĂȘte. Les parents seront interrogĂ©s la semaine
©Romainville 1Rapide et de grande ampleur, la propagation de la fonte de l’aluminium de rĂ©cupĂ©ration constitue un cas remarquable de diffusion culturelle. Introduite vraisemblablement Ă  ThiĂšs SĂ©nĂ©gal, au dĂ©but des annĂ©es 1940, la technique s’est rĂ©pandue dans toute l’Afrique, jusqu’à Madagascar et aux Comores. Le phĂ©nomĂšne nous intĂ©resse d’autant plus qu’il ne concerne pas la diffusion d’un objet ou d’une idĂ©e, comme l’illustrent d’autres contributions de ce numĂ©ro, mais celle d’un systĂšme technique plutĂŽt complexe, centrĂ© sur la production d’une gamme de produits trĂšs particuliĂšre les ustensiles de cuisine. 1 Les matĂ©riaux discutĂ©s dans cet article ont Ă©tĂ© ras-sem-blĂ©s- dans le cadre du projet Gestes ... 2Quelles sont les raisons de l’adoption, par les artisans africains, d’un tel systĂšme technique ? Par quels canaux et pour quelles raisons le savoir a-t-il pu se propager Ă  travers le continent ? Comment a-t-il Ă©tĂ© appropriĂ© ? Quelles sont, en d’autres termes, les routes de l’aluminium » en Afrique ? Voici quelques-unes des questions qui guident mes recherches de terrain depuis une dizaine d’annĂ©es 1et dont je souhaite donner ici un bref aperçu. L’objectif est de dĂ©crire le cadre gĂ©nĂ©ral de l’activitĂ© ainsi que les principaux mĂ©canismes responsables de sa diffusion. Dans la partie analytique, j’accorderai une attention particuliĂšre aux diffĂ©rentes Ă©chelles auxquelles opĂšrent ces mĂ©canismes. La diffusion de la fonderie est en effet un phĂ©nomĂšne complexe, qui rĂ©sulte de l’interaction d’un grand nombre de variables situĂ©es Ă  des Ă©chelles diffĂ©rentes. 2 La soie produite en Chine est connue des romains 200 ans av. mais n’est produite en Europe ... 3La diffusion d’une technique de fabrication ne se produit pas indĂ©pendamment des artefacts qu’elle permet de produire et l’arrivĂ©e des objets dans un milieu prĂ©cĂšde parfois de longues dates la diffusion de leurs techniques de production 2. Dans cette perspective, les objets peuvent constituer de vĂ©ritables marqueurs, tĂ©moins de la traçabilitĂ© d’une technique et de sa biographie, au sens oĂč l’entend Kopytoff 1986. Ceux qui nous occupent, et que produisent les fondeurs africains, sont de deux types des copies amĂ©liorĂ©es d’objets fabriquĂ©s Ă  l’aide d’autres matĂ©riaux calebasses, mĂ©langeurs de sauce, etc. et des rĂ©pliques d’objets importĂ©s, de manufacture industrielle, comme les ustensiles de mĂ©nage, les piĂšces mĂ©caniques, etc. 4Cette seconde catĂ©gorie comprend surtout des ustensiles de cuisine, de formes et de tailles diverses, au premier plan desquels figurent les chaudrons et marmites. Localement appelĂ©es canaris » ou macocottes », ces marmites sont des copies d’objets en fonte importĂ©s d’Europe durant la pĂ©riode coloniale. Ceux-ci ont concurrencĂ© et remplacĂ© les marmites en terre cuite, jusqu’à devenir des objets de premiĂšre nĂ©cessitĂ©. En Europe, leur production est aujourd’hui arrĂȘtĂ©e, mais on en trouve encore de nombreux vestiges en Afrique, aux abords des ateliers, qui servent de modĂšle aux artisans. 5Je me servirai de ces macocottes » en aluminium comme objets tĂ©moins » pour suivre le processus de diffusion de la technique de fonderie de l’aluminium. Sur tous les sites d’enquĂȘte, on relĂšve en effet la fabrication d’un mĂȘme type d’artefact, issu d’une chaĂźne opĂ©ratoire identique, ce qui laisse supposer une origine unique de la technique. Suivre ces objets dans diffĂ©rents ateliers nous renseigne autant sur l’évolution de la technique que sur les processus de transmission du savoir et sur les rapports sociaux de production. 6Dans un premier temps, j’évoquerai briĂšvement l’usage des maco-cottes » et l’importance croissante de la demande pour ce type de produit. Je prĂ©senterai ensuite les principaux aspects techniques de la fonderie d’aluminium, afin de montrer l’importance du corpus de connaissances et d’habiletĂ©s nĂ©cessaire Ă  la production des objets, et je me pencherai enfin sur le processus de diffusion proprement dit. Des objets ubiquistes 3 Le terme dĂ©signe les petits restaurants clandestins » que l’on trouve dans certaines villes d’Af ... 7Les marmites en aluminium sont omniprĂ©sentes dans le quotidien des populations africaines. PosĂ©es sur quelques pierres ou briques de terre crue, sur un foyer rudimentaire en terre ou en tĂŽle, dans les maquis 3, sur les trottoirs, dans les concessions partout elles trĂŽnent, sous toutes leurs formes et dimensions. Ustensiles d’usage quotidien pour la prĂ©paration des aliments, elles sont aussi un Ă©lĂ©ment indispensable du trousseau des jeunes mariĂ©s – bien qu’elles ne pĂ©nĂštrent pas dans leurs chambres, Ă  l’inverse des produits Ă©maillĂ©s Ă©voquĂ©s en introduction de ce numĂ©ro. Les marmites occupent Ă©galement une place centrale lors d’évĂ©nements sociaux, comme les mariages, les fĂȘtes religieuses, les funĂ©railles, etc. On utilise alors des rĂ©cipients de grande taille, susceptibles de contenir plusieurs dizaines de kilos d’aliments. ©Romainville Pot de terre et pot de fer» La marmite en fonte d’abord et celle en aluminium ensuite ont dĂ©trĂŽnĂ© le canari » de terre. Plus solide, ayant une meilleur onductibilitĂ© thermique, la marmite d’aluminium s’est aussi imposĂ©e comme objet de prestige. Fig. 1 4 Certains objets sont ornĂ©s des motifs gĂ©omĂ©triques, zoomorphes ou phytomorphes. 5 UtilisĂ©es sur des foyers qui fonctionnent au charbon de bois, les marmites se recouvrent trĂšs rapi ... 8La marmite bĂ©nĂ©ficie d’une attention particuliĂšre tout au long de son existence. Étroitement associĂ©e aux femmes, c’est la mĂ©nagĂšre qui la choisit au marchĂ© ou directement chez le fondeur, en se dĂ©fiant de toutes les malfaçons que peuvent cacher peintures et autres camouflages. C’est Ă©galement la mĂ©nagĂšre qui l’utilise en cuisine et l’entretient quotidiennement. Le moment venu, elle se rendra chez les fondeurs pour la faire rĂ©parer ou nĂ©gocier sa refonte et l’achat d’une nouvelle marmite. À Abidjan, on juge mĂȘme de l’excellence de la mĂ©nagĂšre Ă  la finesse des motifs dĂ©coratifs 4 de ses casseroles, mais aussi et surtout, Ă  leur brillance, preuve d’un entretien quotidien mĂ©ticuleux 5. 6 A. Livingstone Smith, com. pers., mai 2004. 9DiffĂ©rentes raisons expliquent l’engouement actuel pour ces usten-siles en aluminium. À l’origine, ce sont des marmites en fonte qui ont Ă©tĂ© importĂ©es d’Europe par le colonisateur. Elles constituaient alors un bien de prestige, au point que, selon un informateur de Cotonou, de nombreux combattants africains du premier conflit mondial en auraient rapportĂ© plusieurs exemplaires dans leur paquetage. Chez les Ewe de Kpalime, au Togo, on en trouve par ailleurs des copies en terre cuite de couleur noire, munies d’anses inutilisables, mais qui font parfaitement illusion6. 7 Une Ă©tude des sources historiques reste Ă  entreprendre. Sur le terrain, l’origine des vestiges de ... 10Outre cette dimension ostentatoire, l’objet est parfaitement adaptĂ© de par sa forme incurvĂ©e Ă  la cuisson des aliments sur des foyers rudimen-taires. Morphologiquement proche des rĂ©cipients en terre cuite, il est d’une incomparable soliditĂ© par rapport Ă  ceux-ci. Toutes ces caractĂ©ristiques ont favorisĂ© l’adoption des marmites, d’abord en fonte – ce qui ouvrira un marchĂ© d’exportation pour les principaux producteurs belges, français et anglais 7 –, puis en aluminium, Ă  partir des annĂ©es 1940. Le dĂ©veloppement d’une production locale ne fera que renforcer la diffusion du produit, en le rendant matĂ©riellement et financiĂšrement accessible au plus grand nombre. 11En comparaison avec les fragiles marmites de terre cuite ou celles en fontes de fer, qui sont cassantes, le canari » en aluminium offre une rĂ©sistance mĂ©canique Ă  toutes Ă©preuves et prĂ©sente une excellente conductibilitĂ© thermique. Ces caractĂ©ristiques sont reconnues et valorisĂ©es par les utilisateurs, car elles permettent de cuire plus rapidement les aliments. C’est ce que soulignent les paroles d’un chant recueilli auprĂšs de femmes Zarma du Niger La marmite d’aluminium, la marmite des affamĂ©s ; Toute marmite qui n’est pas une marmite d’aluminium ne doit pas ĂȘtre posĂ©e ; 8 Paroles recueillies et traduites par BoubĂ© Saley le 30/12/2003 Ă  Zonkoto Banda. Parce que la marmite d’aluminium sait qu’on a faim 8. La rapiditĂ© de cuisson permet par ailleurs une Ă©conomie substantielle de bois de chauffe, dont la disponibilitĂ© est un problĂšme rĂ©current en milieu sahĂ©lien. 12Objet de luxe » lors de son introduction sur le continent africain, la marmite s’impose aujourd’hui comme un ustensile de premiĂšre nĂ©cessitĂ©. MalgrĂ© la concurrence des produits importĂ©s ou de fabrication industrielle locale, la robustesse du canari » en aluminium et son prix d’achat adaptĂ© aux ressources des utilisateurs, lui confĂšrent un succĂšs qui ne se dĂ©ment pas. Il en rĂ©sulte une demande importante qui soutient l’activitĂ© de nombreux ateliers et de filiĂšres commerciales locales ou transnationales. Techniques de production 13La fonderie est un procĂ©dĂ© simple qui permet de reproduire, quasi Ă  l’identique et dans diffĂ©rents matĂ©riaux, des objets existants ou des modĂšles qui ont Ă©tĂ© prĂ©alablement façonnĂ©s. Son principe consiste Ă  introduire un mĂ©tal Ă  l’état liquide dans un moule qui contient l’empreinte de l’objet que l’on souhaite reproduire. Il suffit ensuite de dĂ©mouler en ouvrant ou en dĂ©truisant le moule pour obtenir une copie de l’objet initial. Le mĂȘme principe est Ă  l’Ɠuvre, qu’il s’agisse de reproduire une marmite ou les roues Ă  aubes d’une turbine de rĂ©acteur. 14D’une façon gĂ©nĂ©rale et quels que soient les matĂ©riaux utilisĂ©s, la fonderie combine deux ensembles de connaissances techniques le premier porte sur la fusion, l’affinage et l’alliage d’un ou de plusieurs mĂ©taux ; le second sur l’élaboration et la mise en Ɠuvre du dispositif de moulage. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit respectivement de mĂ©tallurgie de l’aluminium de deuxiĂšme fusion » et de moulage au sable vert ». PrĂ©paration de l’alliage 15La matiĂšre premiĂšre provient d’activitĂ©s de rĂ©cupĂ©ration recyclage de piĂšces automobiles, mais aussi de menuiserie d’aluminium, de plaques de rotative, de tuyauteries diverses, d’emballages, etc. ou de prĂ©dation sur des panneaux de signalisation routiĂšre, des poteaux d’éclairage, des cĂąbles Ă©lectriques, etc. De vĂ©ritables rĂ©seaux de collecte parfois transnationaux sont organisĂ©s en amont des unitĂ©s de production et les quantitĂ©s d’aluminium rĂ©cupĂ©rĂ©es sont trĂšs importantes si l’on en juge par le nombre d’objets produits et disponibles Ă  la vente sur les marchĂ©s. Four coupe transversale Four aspect gĂ©nĂ©ral 16Les fondeurs africains ont acquis des connaissances empiriques sur la mĂ©tal-lurgie de l’aluminium qui leur permettent de trier les diffĂ©rentes sortes de mĂ©tal blanc » et d’identifier les nombreuses formes d’alliages prĂ©sents dans les mĂ©taux collectĂ©s. Ils sont alors capables de mĂ©langer et d’affiner ces diffĂ©rents types d’aluminium, afin d’obtenir l’alliage idĂ©al pour la rĂ©alisation de leurs diffĂ©rents produits. 17Le point de fusion de l’aluminium est de 640 °C. Pour pouvoir ĂȘtre coulĂ©, il doit ĂȘtre chauffĂ© Ă  880 °C, tempĂ©rature Ă  laquelle il devient totalement liquide. Cette tempĂ©rature peut ĂȘtre atteinte dans des fours rudimentaires, chauffĂ©s au charbon de bois. De tailles et de formes diverses, ceux-ci fonctionnent suivant un principe analogue. 18La partie principale est formĂ©e d’une sorte de corolle faite d’un mĂ©lange d’argile et de sable de moulage comme le montre la figure 2. Cette enceinte durcit au contact du feu, mais reste nĂ©anmoins friable et doit ĂȘtre rĂ©guliĂšrement rĂ©parĂ©e. Le charbon de bois est placĂ© dans le fond du four 5 et une tuyĂšre 2 alimentĂ©e par une soufflerie 1 apporte de l’air pour en forcer la combustion. Un canal 4 placĂ© lĂ©gĂšrement en contrebas permet l’évacuation des fumĂ©es, mais aussi la rĂ©cupĂ©ration de l’aluminium lorsque le creuset se perce accidentellement en cours de fonte. Le creuset est souvent constituĂ© d’une cuve de compresseur de frigo ou du rĂ©servoir du systĂšme de freinage d’un camion. Une fois dĂ©posĂ© sur les braises, le fondeur y introduit des morceaux d’aluminium Ă©pais morceaux de culasse, pistons, carters, etc. de façon Ă  crĂ©er un bain de fusion dans lequel pourront fondre les piĂšces plus petites et plus lĂ©gĂšres cannettes, aĂ©rosols, etc.. MĂ©langeant diverses qualitĂ©s d’aluminium, l’artisan va progressivement composer l’alliage idĂ©al Ă  la rĂ©alisation de l’objet. L’aluminium est ensuite chauffĂ© intensivement, jusqu’à atteindre la tempĂ©rature du coulage que le fondeur identifie Ă  l’aspect rosĂ© que prend le mĂ©tal en fusion. Le moulage au sable vert 9 Compactage rĂ©alisĂ© en exerçant une forte pression sur le sable. 10 Inclinaison d’une paroi par rapport Ă  l’axe de dĂ©moulage, dans un sens tel qu’elle facilite cette ... 19Le moule est le dispositif dans lequel l’artisan va rĂ©aliser l’empreinte de la piĂšce dont il souhaite obtenir la reproduction. Dans les ateliers africains, la technique utilisĂ©e est dite au sable vert ». Elle consiste Ă  utiliser un mĂ©lange sablo-argileux humide qui a la propriĂ©tĂ© d’épouser prĂ©cisĂ©ment les contours du modĂšle, de durcir lorsqu’il est serrĂ© » 9 et donc de conserver parfaitement l’empreinte de l’objet. De plus, le sable vert » est une matiĂšre rĂ©fractaire, ce qui lui permet de rĂ©sister au contact du mĂ©tal en fusion sans se dĂ©former. La complexitĂ© du dispositif de moulage est liĂ©e Ă  une caractĂ©ristique de l’objet Ă  reproduire que l’on nomme la dĂ©pouille » 10. Plus l’objet dĂ©pouille » facilement, plus le dispositif sera simple Ă  Ă©laborer. Afin de contenir le sable, l’artisan utilise des cadres de tailles diffĂ©rentes, gĂ©nĂ©ralement en bois et des pilons et battes en bois servant Ă  y tasser le matĂ©riau. 20L’élaboration d’un moule requiert une grande adresse manuelle et une excellente connaissance du matĂ©riau servant au moulage. L’humiditĂ© du sable, sa teneur en argile, la façon dont il est serrĂ© » progressivement et rĂ©guliĂšrement autour du modĂšle dĂ©termine la rĂ©ussite et la qualitĂ© du coulage et de l’objet Ă  produire. 21La coupe transversale du moule Fig. 3 permet de mieux comprendre le principe du dispositif. On y voit notamment l’empreinte laissĂ©e par le modĂšle dans le sable 6 et l’orifice de coulĂ©e 4 par lequel le mĂ©tal liquide pĂ©nĂ©trera dans le moule avant de remplir toute l’empreinte. Coupe transversale du dispositif de moulage fig. 3 Couler et dĂ©mouler 22Le coulage et le dĂ©moulage constituent la troisiĂšme Ă©tape du processus. Il s’agit d’abord de remplir de mĂ©tal en fusion l’empreinte laissĂ©e par l’objet. À l’aide de pinces de forgeron Ă  long manche, le fondeur se saisit du creuset qui contient l’aluminium et le porte Ă  bout de bras jusqu’au moule. Le mĂ©tal liquide, dont la tempĂ©rature avoisine alors les 850 °C, doit ĂȘtre versĂ© d’une seule traite dans un entonnoir de coulĂ©e de faible section. Un assistant maintient les diffĂ©rentes parties du moule, afin d’éviter que la pression des gaz produite par le contact du mĂ©tal avec le sable humide ne disloque le dispositif. Une parfaite maĂźtrise des gestes est indispensable pour garantir un bon remplissage de l’empreinte, mais aussi pour Ă©viter les dĂ©bordements, susceptibles d’entraĂźner de graves brĂ»lures. Une fois le mĂ©tal versĂ©, le fondeur assure son refroidissement progressif en aspergeant le moule d’eau. Enfin il extrait l’objet en dĂ©truisant le dispositif de moulage. 23La finition constitue la derniĂšre Ă©tape de la production. Une fois la masselotte sciĂ©e, les excĂšs de coulĂ©e sont Ă©bavurĂ©s et la surface de l’objet est raclĂ©e et polie afin de la rendre lisse et d’aspect uniforme. Le degrĂ© de finition varie Ă©normĂ©ment d’un site d’observation Ă  l’autre et peut parfois ĂȘtre trĂšs sommaire. Dans certains cas, on procĂšde aussi Ă  l’obturation de petits trous dus Ă  des dĂ©fauts de coulĂ©e. L’aluminium ne pouvant ĂȘtre soudĂ© sans outillage spĂ©cialisĂ©, il s’agit alors pour l’artisan de procĂ©der Ă  une forme de rivetage Ă  l’aide d’un morceau d’aluminium souple qui sera matĂ© dans l’orifice Ă  obturer. Ce type de rĂ©paration doit ĂȘtre le plus discret possible, car il s’agit d’un dĂ©faut qui affecte la longĂ©vitĂ© de l’objet et que les acheteurs tentent d’ailleurs de repĂ©rer. Au terme de ces derniĂšres opĂ©rations, l’objet est prĂȘt Ă  ĂȘtre commercialisĂ©. Une propagation technique massive et homogĂšne 24La description de la chaĂźne opĂ©ratoire Fig. 4 Ă  23 a permis de mettre en Ă©vidence la nature et la diversitĂ© des connaissances et habiletĂ©s requises dans l’exercice de la fonderie d’aluminium. Quels que soient les lieux d’observation, l’aspect le plus frappant est le caractĂšre terriblement homogĂšne des processus de fabrication. Certes, les objets produits peuvent varier quant Ă  leur forme, leurs motifs dĂ©coratifs ou leur degrĂ© de finition. Mais la mĂ©thode mise en Ɠuvre pour les Ă©laborer reste invariable. Les deux parties du modĂšle La marmite n’ayant pas de dĂ©pouille » voir note 10 il est nĂ©cessaire d’utiliser un modĂšle en deux parties qui permettra de conserver intacte l’empreinte interne. Fig. 4 Assemblage du modĂšle Les deux parties du modĂšle sont assemblĂ©es et cerclĂ©es Ă  l’aide d’une bande mĂ©tallique souple dont la longueur est adaptĂ©e Ă  la circonfĂ©rence de la marmite. La tension du cerclage est assurĂ©e par l’insertion d’un coin de bois Fig. 5 PrĂ©paration de l’empreinte interne du modĂšle AprĂšs avoir Ă©tĂ© placĂ© et immobilisĂ© au centre d’un monticule de sable meuble, l’intĂ©rieur du modĂšle est empli de plusieurs couches de sable qui sont successivement compactĂ©es serrage Ă  l’aide d’un pilon de bois. La derniĂšre couche de sable est damĂ©e Ă  l’aide d’une batte et forme une surface parfaitement plane et dure Ă  l’ouverture du modĂšle. Fig. 6 Élaboration du socle du dispositif de moulage Élaboration d’un socle plan sur lequel sera construit le dispositif de moulage par dressage » qui consiste Ă  donner une forme plane Ă  la rĂšgle longue batte de bois d’une couche de sable. Le sable est damĂ© Ă  l’aide de la batte. Le socle ainsi constituĂ© est durci par le damage, parfaitement plan et de forme carrĂ©e. Le socle est saupoudrĂ© de sable sec de façon Ă  crĂ©er un plan de section horizontal voir Fig. 3 - flĂšche 1.Fig. 7 Positionnement du modĂšle sur le socle Le modĂšle est basculĂ©, retournĂ© et placĂ© au centre du socle une planchette de bois permet d’effectuer le basculement sans dĂ©truire le socle. Le cerclage est retirĂ© et deux plaques de mĂ©tal sont insĂ©rĂ©es dans les anses de la marmite elles constitueront le plan de section verticale des 2 demi-cadres infĂ©rieurs. Fig. 8 Mise en place des demi-cadres infĂ©rieurs les 2 demi-cadres de bois sont humidifiĂ©s afin de provoquer une forte adhĂ©sion du sable aux parois, placĂ©s de part et d’autre du modĂšle et solidarisĂ©s Ă  l’aide d’une ligature.Fig. 9 Remplissage du cadre infĂ©rieur le cadre ainsi formĂ© est progressivement rempli de couches de sable serrĂ©es » Ă  l’aide d’un pilon mĂ©tallique et de la batte de bois. Fig. 10 Élaboration du plan de section supĂ©rieur Un nouveau plan de section Fig. 3 – flĂšche 5 est amĂ©nagĂ© Ă  l’aide d’une spatule autour du fond du modĂšle et saupoudrĂ© de sable. Fig. 11 Remplissage du cadre supĂ©rieur AprĂšs avoir Ă©tĂ© humectĂ©, le cadre supĂ©rieur est posĂ©, empli de couches de sable qui sont successivement serrĂ©es au pilon. Un dĂŽme de sable est constituĂ© au-dessus du fond du modĂšle et damĂ© Ă  l’aide de la batte. Fig. 12 PrĂ©paration de l’orifice de coulĂ©e Une petite trĂ©mie est creusĂ©e au sommet du dĂŽme. À l’aide d’un tube mĂ©tallique utilisĂ© comme emporte-piĂšce » enfoncĂ© jusqu’au contact du modĂšle, on extrait une carotte de sable dĂ©gageant ainsi le conduit de coulĂ©e. Fig. 13 RepĂ©rage de la position du cadre supĂ©rieur. À la base du cadre supĂ©rieur et sur deux faces opposĂ©es, le sable est lissĂ© Ă  l’aide d’une spatule et recouvert d’une fine couche de talc. Le sable talquĂ© est ensuite marquĂ© » dans le prolongement de rainures prĂ©existantes sur le cadre et ceci afin de relever le positionnement exact du cadre supĂ©rieur. Fig. 14 DĂ©pose de la partie supĂ©rieure du moule. Le cadre supĂ©rieur est dĂ©posĂ©. Les imperfections sont corrigĂ©es Ă  l’aide d’une cupule mĂ©tallique. L’empreinte est ensuite talquĂ©e. Fig. 15 DĂ©montage des demi-cadres infĂ©rieurs. Les ligatures du cadre infĂ©rieur sont dĂ©faites. Une sĂ©paration du plan de joint vertical du cadre infĂ©rieur est obtenue en faisant pivoter lĂ©gĂšrement une lame mĂ©tallique entre les deux parties du modĂšle. Un des demi-cadres infĂ©rieurs est dĂ©posĂ©. Le demi-modĂšle » est extrait aprĂšs avoir Ă©tĂ© percutĂ© lĂ©gĂšrement afin de favoriser son dĂ©collage. Des corrections sont apportĂ©es Ă  l’empreinte principalement au niveau des anses. L’empreinte est talquĂ©e. Fig. 16 DĂ©montage complet du moule. Les mĂȘmes opĂ©rations sont rĂ©alisĂ©es pour l’autre cadre infĂ©rieur. Les plaques mĂ©talliques formant le plan de section vertical sont retirĂ©es. Les petits dĂ©fauts de l’empreinte sont corrigĂ©s Ă  l’aide d’une cupule mĂ©tallique. L’empreinte est ensuite abondamment talquĂ©e. Fig. 17 Pose d’un demi-cadre infĂ©rieur. La premiĂšre moitiĂ© du cadre infĂ©rieur est remise en place. Le positionnement de ce cadre est dĂ©terminant. Il faut en effet s’assurer que le mĂȘme espace est observĂ© partout entre l’empreinte interne et l’empreinte externe du modĂšle. Tout dĂ©faut de positionnement entraĂźne lors du coulage, une mauvaise rĂ©partition du mĂ©tal en fusion dans l’espace de l’empreinte avec comme corollaire l’apparition de trous dans l’objet produit. Fig. 18 Pose du second cadre infĂ©rieur. La deuxiĂšme partie du cadre infĂ©rieur est replacĂ©e et doit ĂȘtre parfaitement ajustĂ©e Ă  la premiĂšre les remarques sont identiques Ă  l’opĂ©ration prĂ©cĂ©dente concernant la prĂ©cision du positionnement. Fig. 19 Pose du cadre supĂ©rieur. Le cadre supĂ©rieur est reposĂ© et ajustĂ© grĂące aux marques rĂ©alisĂ©es prĂ©alablement. L’orifice de coulĂ©e est ensuite recouvert d’un couvercle afin d’éviter toute introduction de sable ou de dĂ©bris dans l’empreinte du moule. Du sable est ensuite amassĂ© le long des 2 parois du cadre infĂ©rieur parallĂšle au plan de section vertical afin de consolider le dispositif de moulage. Fig. 20 La coulĂ©e. Le mĂ©tal liquide est versĂ© dans le moule Ă  l’aide d’un creuset. Un assistant maintient le dispositif de moulage Ă  l’aide de piĂšces de bois afin que celui-ci ne se disloque pas sous la poussĂ©e des gaz provoquĂ©s par la rencontre du mĂ©tal en fusion et du sable lĂ©gĂšrement humide. Fig. 21 Le dĂ©moulage dĂ©cochage et dĂ©bourrage. Une fois le mĂ©tal solidifiĂ© et refroidi, on procĂšde Ă  la destruction du moule et Ă  l’extraction de la marmite. Fig. 22 La finition. La marmite est dĂ©barrassĂ©e de sa masselotte excroissance laissĂ©e par l’orifice de remplissage par sciage et Ă©bavurĂ©e par limage. Les surfaces interne et externe sont, selon les cas limĂ©es, raclĂ©es ou encore polies Ă  l’aide d’une brosse mĂ©tallique ou de paille de fer. AprĂšs correction des lĂ©gers dĂ©fauts par matage, l’objet est prĂȘt Ă  ĂȘtre commercialisĂ©. Fig. 23 25L’homogĂ©nĂ©itĂ© de la technique apparaĂźt donc comme une carac-tĂ©-ri-stique centrale de la distribution de la fonderie d’aluminium. Il y a lĂ  un contraste flagrant avec d’autres processus techniques Ă©tudiĂ©s en Afrique, qui tĂ©moignent de variations procĂ©durales parfois trĂšs importantes. C’est notamment le cas de la mĂ©tallurgie du fer ou de la poterie voir par exemple CĂ©lis 1991 ; Gallay et al. 1998 ; Gosselain 2000, 2008 ; Martinelli 1993. Outre le fait que les techniques de formage de l’aluminium sont relativement limitĂ©es, cette homogĂ©nĂ©itĂ© technique est due Ă  un mode de transmission des savoirs par apprentissage, oĂč la pratique occupe une place fondamentale Zeebroek et al., ce volume. 26L’acquisition des savoirs se fait au cours d’un apprentissage de quelques mois Ă  plusieurs annĂ©es, dont les modalitĂ©s et les conditions varient d’une rĂ©gion Ă  l’autre du continent. Il y a cependant une constante remar-quable dans le contenu mĂȘme de l’apprentissage chaque apprenti reçoit la totalitĂ© des connaissances nĂ©cessaires Ă  l’exercice du mĂ©tier et cela mĂȘme s’il est appelĂ© plus tard Ă  se spĂ©cialiser dans une seule Ă©tape de la chaĂźne opĂ©ratoire. L’apprenti qui a terminĂ© sa formation devient dĂšs lors un vecteur autonome de l’activitĂ© de fonderie. Une fois Ă©tabli comme artisan, il inculque Ă  son tour son savoir Ă  des apprentis. Le fonctionnement mĂȘme des ateliers implique la participation d’une sĂ©rie d’acteurs engagĂ©s dans un processus de formation qu’il leur arrive souvent de payer. Les plus expĂ©rimentĂ©s d’entre eux remplacent gĂ©nĂ©ralement le patron, qui peut alors vaquer Ă  d’autres activitĂ©s. Ces apprentis, qu’on appelle gĂ©nĂ©ralement sous-patrons », se chargent Ă©galement de la formation des plus jeunes, selon un processus de participation pĂ©riphĂ©rique lĂ©gitime » tel que dĂ©crit par Lave & Wenger 1991. Ce type de transmission prĂ©sente un caractĂšre exponentiel qui explique la rapiditĂ© de propagation du savoir technique, du moins Ă  l’échelon local. 27Si le mode d’apprentissage fournit une premiĂšre explication Ă  la dynamique locale de diffusion de la fonderie, il faut Ă©galement tenter d’identifier les mĂ©canismes par lesquels ce savoir s’est propagĂ© aussi rapidement Ă  l’échelle rĂ©gionale et continentale. Plusieurs catĂ©gories de faits entrent en jeu. Dans le cadre de cet article, j’en examinerai trois. Il s’agit tout d’abord des Ă©lĂ©ments et des circonstances Ă  l’origine du savoir technique, puis du rĂŽle jouĂ© par des groupes professionnels dans la diffusion du savoir et enfin de l’influence des traditions de mobilitĂ© propres aux populations de l’Afrique de l’Ouest. Ces trois Ă©lĂ©ments permettent de cerner d’assez prĂšs la dynamique de diffusion de la mĂ©tallurgie de l’aluminium. Origine de l’activitĂ© 28La premiĂšre question qui se pose est celle de l’origine mĂȘme de l’activitĂ©. Contrairement Ă  d’autres mĂ©taux cuivre, bronze, fer, dont les artisans africains maĂźtrisent l’usage depuis des millĂ©naires, l’aluminium doit ĂȘtre produit industriellement et l’apprentissage de sa manipulation nĂ©cessite forcĂ©ment l’acquisition de connaissances exogĂšnes. Les artisans interrogĂ©s donnent une premiĂšre indication sur le point d’entrĂ©e de ces savoirs. Ainsi, les patrons d’ateliers Ă©voquent de façon rĂ©currente des contacts avec des fondeurs sĂ©nĂ©galais ou maliens durant les annĂ©es 1950. Parmi eux, les forgerons wolofs sont citĂ©s Ă  de nombreuses reprises. Un tĂ©moignage recueilli dans les annĂ©es 1980 par Morice 1982 259, auprĂšs d’un forgeron wolof de Kaolak SĂ©nĂ©gal, permet de situer le dĂ©marrage de l’activitĂ© de façon assez prĂ©cise durant l’hiver 1942 Je l’ai appris au dĂ©pĂŽt de ThiĂšs. Ceux qui me l’ont transmis l’ont Ă©galement appris Ă  ThiĂšs. Je pense que cela doit faire une quarantaine d’annĂ©es, c’est l’annĂ©e oĂč il a fait si froid ». Ce serait donc dans une ville situĂ©e Ă  70 kilomĂštres au sud-est de Dakar qu’aurait Ă©mergĂ© l’activitĂ©. ThiĂšs est Ă  cette Ă©poque un important nƓud ferroviaire de l’AOF et abrite les ateliers de la rĂ©gie des chemins de fer Dakar-Niger. Encore partiellement fonctionnels aujourd’hui, ces ateliers Ă©taient Ă©quipĂ©s de machines-outils et sans doute d’une fonderie qui permettait de produire les piĂšces nĂ©cessaires Ă  la maintenance du matĂ©riel ferroviaire. On peut donc penser que la technique de moulage au sable vert Ă©tait maĂźtrisĂ©e localement par les fondeurs de la rĂ©gie. 29D’autres rĂ©cits associent la mĂ©tallurgie de l’aluminium aux militaires amĂ©ricains, qui arrivent Ă  Dakar en 1942 lorsque la colonie, restĂ©e jusque-lĂ  fidĂšle au rĂ©gime de Vichy, se rallie aux forces libres. C’est l’annĂ©e oĂč les AmĂ©ricains sont arrivĂ©s Ă  Dakar. Comme on pensait que c’était eux qui nous avaient apportĂ© la technique, on appelait alors les marmites en alu “marmites amĂ©ricaines” » Morice 1982 259. 30Le troisiĂšme Ă©lĂ©ment qui va permettre le dĂ©marrage de la production est la prĂ©sence d’une quantitĂ© importante d’aluminium sur la place » de Dakar. Il est difficile de connaĂźtre la provenance exacte du mĂ©tal. S’agit-il de piĂšces dĂ©tachĂ©es, de munitions, de matĂ©riel de maintenance militaire, d’équipements dĂ©truits lors de la Bataille de Dakar » en 1940 ? Quoi qu’il en soit, le mĂ©tal est disponible et la production dĂ©bute simultanĂ©ment Ă  ThiĂšs et Ă  Dakar. 31Enfin, un Ă©lĂ©ment qui sera essentiel au dĂ©marrage de la fonderie d’aluminium est l’importante demande de rĂ©cipients culinaires provoquĂ©e par l’arrĂȘt de l’approvisionnement de la colonie en produits manufacturĂ©s, dont les chaudrons en fonte. Cette demande apparaĂźt comme le facteur dĂ©clenchant la production d’un objet de substitution, la marmite en aluminium. Le rĂŽle des groupes professionnels 32En Afrique de l’Ouest, les savoirs techniques liĂ©s aux activitĂ©s de forge sont gĂ©nĂ©ralement rĂ©servĂ©s aux membres de groupes professionnels endogames. Des membres de ces groupes sont prĂ©sents dans les ateliers mĂ©caniques et vont ĂȘtre assez naturellement les premiers Ă  s’approprier la technique de la fonte. C’est le cas des forgerons wolofs Ă  ThiĂšs. Le rĂŽle de ces acteurs dans la diffusion de la pratique s’avĂšre prĂ©pondĂ©rant. Ainsi, la quasi-totalitĂ© des rĂ©cits d’origine des ateliers recueillis sur le sous-continent Ă©voquent des contacts avec des forgerons considĂ©rĂ©s comme wolofs. En voici quelques exemples. 33En CĂŽte-d’Ivoire, Draman Diara, fondeur installĂ© Ă  Abidjan depuis 1956, appartient Ă  un groupe professionnel de forgerons. Il a Ă©tĂ© formĂ© Ă  la fonte de l’aluminium Ă  Abidjan par son neveu Draman FanĂ©, lui-mĂȘme formĂ© par un frĂšre » de Bamako qui a appris son mĂ©tier avec des Wolofs au SĂ©nĂ©gal. 11 Nom donnĂ© au bijoutier ou serrurier qui travaille les mĂ©taux prĂ©cieux par opposition aux forgerons ... 34Au Niger, c’est en 1953 qu’arrive Ă  Niamey un Wolof du nom de Boubakar Jonke. Il est le premier fondeur Ă  installer son atelier dans le grand marchĂ© de Katako, oĂč il forme Moumouni Nani, le premier fondeur nigĂ©rien. Toujours au Niger, mais Ă  Maradi, les frĂšres Iro Sahibou et Illiassou Sahibou, qui appartiennent Ă  une famille de forgerons blancs 11, les Yandachi, affirment avoir Ă©tĂ© instruits par un dĂ©nommĂ© Diof, un Bambara du Mali parti en pĂšlerinage Ă  La Mecque. 35Au Cameroun, TraorĂ© Gaoussou installe son atelier Ă  YaoundĂ© en 1969. C’est un agriculteur Bambara, originaire de San, prĂšs de SĂ©gou au Mali, qui a appris le mĂ©tier Ă  N’Djamena, au Tchad, durant les annĂ©es 1960. Son instructeur, Jakite, est un Malien qui a appris le mĂ©tier avec un Wolof, Ă  Dakar. Il dit ĂȘtre le premier fondeur d’aluminium de la ville et explique qu’à cette Ă©poque, il Ă©tait obligĂ© de jeter ses marmites sur le sol pour convaincre les acheteuses de la qualitĂ© de ses produits. ©Romainville 36Les forgerons d’Afrique de l’Ouest sont donc trĂšs prĂ©sents dans les rĂ©cits de fondation des ateliers de fonderie d’aluminium. Il n’y a rien d’étonnant Ă  ce que ces maĂźtres du feu » soient les premiers et les plus aptes Ă  s’approprier la technique. Ce qui est plus remarquable, par contre, c’est la façon dont ces forgerons ont fait circuler le savoir et ont permis Ă  des non-forgerons » de l’acquĂ©rir. Il semble bien que pour eux, la fonderie constitue un corpus de savoirs bien distinct de celui de la forge et qui n’est pas soumis aux mĂȘmes rĂšgles de transmission. Cette distinction apparaĂźt clairement chez les forgerons blancs » bijoutiers de Maradi qui forment des apprentis fondeurs non apparentĂ©s, mais rĂ©servent l’appren-tissage de l’art de la bijouterie et de la serrurerie Ă  des parents. 37Si les forgerons assurent donc une premiĂšre diffusion de la fonderie, les savoirs ne restent pas confinĂ©s aux membres de leur groupe. Rapidement, de trĂšs nombreux individus sont formĂ©s et transmettent le mĂ©tier Ă  leur tour. Or, ces nouveaux acteurs vont progressivement reconstituer des groupes professionnels. En effet, les patrons choisissent prioritairement leurs apprentis parmi des parents ou des personnes issues de leur rĂ©gion d’origine, ce qui a pour effet de crĂ©er de nouvelles gĂ©nĂ©alogies de fondeurs. À titre d’exemple, on peut citer le groupe des descendants » du premier fondeur nigĂ©rien, Moumouni Nani, qui occupe encore aujourd’hui une place centrale dans la fabrication et le commerce des ustensiles en aluminium Ă  Niamey. Les membres de ce groupe sont pratiquement tous originaires du village de Zonkoto Banda, 150 km Ă  l’est de la capitale nigĂ©rienne. De mĂȘme, les fondeurs de Cotonou au BĂ©nin sont majoritairement issus de l’arrondissement de Glo-djigbĂ©, dont Ă©tait originaire un des premiers fondeurs bĂ©ninois. Ces nouveaux groupes professionnels exercent une rĂ©gulation importante de l’activitĂ© en contrĂŽlant l’accĂšs Ă  la profession, contrĂŽle qui a un effet marquĂ© sur le phĂ©nomĂšne de diffusion puisqu’il pousse les nouveaux fondeurs Ă  s’installer dans des lieux ou l’activitĂ© n’existe pas ou est moins contrĂŽlĂ©e, voire Ă  s’expatrier. ©Romainville MobilitĂ© culturelle, Ă©conomique et cultuelle 38Les quelques exemples qui viennent d’ĂȘtre Ă©voquĂ©s tĂ©moignent de l’extra-ordinaire mobilitĂ© des fondeurs. Cette habitude les rapproche aussi des groupes de forgerons du fer, qui sont trĂšs mobiles, comme l’observe Martinelli 1995 au sujet des Moose du Yatenga Burkina Faso. Chez eux, la rencontre et les stages » de plusieurs annĂ©es auprĂšs d’artisans parfois situĂ©s loin de leur rĂ©gion d’origine constituent un Ă©lĂ©ment central du processus d’apprentissage et de maĂźtrise de l’activitĂ©. Dans le cas qui nous occupe, l’adhĂ©sion des Wolofs au mouvement Mouride va renforcer la mobilitĂ© de leurs forgerons. Le mouvement Mouride est associĂ© au dĂ©veloppement de la culture de l’arachide et Ă  sa commercialisation Ela 2006 52. L’avancĂ©e du front arachidier comme les dĂ©placements commerciaux qui en rĂ©sultent conduisent les Wolofs Ă  investir de nouveaux territoires. Les forgerons accompagnent ces dĂ©placements et vĂ©hiculent par lĂ  mĂȘme leur savoir-faire technique. D’aprĂšs Morice communication personnelle, juin 2003, certains tĂ«ggs forgerons dits de caste wolofs et mourides ont remarquablement contribuĂ© Ă  la diffusion du procĂ©dĂ© par leurs voyages. En effet, leurs stratĂ©gies matrimoniales et professionnelles et sociales tout court ont fait des voyages une vraie tradition. Les clans que j’ai suivis ont essaimĂ© et placĂ© des pions dans de nombreux pays d’Afrique, pour ne parler que de ce continent ». On relĂšvera par exemple la trajectoire d’un des premiers fondeurs d’aluminium wolofs dĂ©nommĂ© Thiam [Thiam], aprĂšs avoir passĂ© son enfance comme forgeron et cultivateur Ă  Thicky puis Ă  Kaolack, a appris la fonderie d’aluminium Ă  ThiĂšs, au dĂ©pĂŽt de chemin de fer. BasĂ© Ă  Kaolack, il a successivement ouvert des ateliers Ă  St Louis, Banjul, Ziguinchor, Kanka Sine Saloum, Conakry et au Sierra Leone » Morice 1982 262. Dans chacune des villes oĂč il s’est installĂ©, Thiam a formĂ© des apprentis. Au total, il formera plus d’une dizaine de fondeurs, qui ne lui sont pas tous apparentĂ©s. 39Illiassou Sahibou, forgeron blanc de Maradi, offre un autre exemple de mobilitĂ© professionnelle. Il va en effet passer deux ans Ă  Zinder, six mois Ă  Agadez, deux ans Ă  Arlit et six ans Ă  Katsina, au NigĂ©ria. Lors de chacune de ces Ă©tapes, il ouvrira un atelier et formera des apprentis. 40L’ampleur des trajectoires individuelles tĂ©moigne Ă©galement du rĂŽle de relais que jouent les communautĂ©s d’expatriĂ©s » installĂ©s Ă  l’étranger. Les frĂšres » nouvellement arrivĂ©s sont accueillis et aidĂ©s voir, par exemple, Agier 1981, en les insĂ©rant notamment dans les activitĂ©s de fonderie. Nous avons Ă©voquĂ© le cas de Draman Diara, fondeur Bambara installĂ© en CĂŽte d’Ivoire depuis 1956. Il est aujourd’hui le patriarche d’une communautĂ© de fondeurs d’environ un millier de Maliens et accueille toujours de nombreux migrants en provenance de sa rĂ©gion d’origine. De mĂȘme, TraorĂ© Gaoussou, Bambara installĂ© Ă  YaoundĂ© depuis la fin des annĂ©es 1960, a accueilli et formĂ© de nombreux frĂšres ». Ceux-ci se sont installĂ©s dans d’autres localitĂ©s du Cameroun ou ont poursuivi leur chemin en rejoignant les communautĂ©s maliennes installĂ©es en RĂ©publique Centrafricaine ou au Gabon. La vitalitĂ© de ces communautĂ©s d’expatriĂ©s est considĂ©rable et il suffit pour s’en convaincre d’observer Ă  YaoundĂ© le strict contrĂŽle exercĂ© par les membres de la diaspora malienne sur la production et la commercialisation des ustensiles en aluminium. 41D’une façon gĂ©nĂ©rale, les trajectoires individuelles s’inscrivent dans la mobilitĂ© circulaire trĂšs ancienne des Africains de l’Ouest Damon 2004 90. Si l’on insiste actuellement sur les motivations Ă©conomiques de tels dĂ©placements, il faut Ă©galement tenir compte du dĂ©sir, maintes fois Ă©voquĂ©, de faire l’aventure ». Un dĂ©sir qui renvoie Ă  la dĂ©couverte, Ă  la rencontre et Ă  l’échange avec l’autre. 12 21 octobre 1964 Émeute Ă  l’universitĂ© de Khartoum. Le gĂ©nĂ©ral Abboud remet le pouvoir Ă  un comit ... 42Ces traditions de mobilitĂ© ont Ă©tĂ© renforcĂ©es et orientĂ©es par le succĂšs de l’Islam. Le pĂšlerinage Ă  La Mecque, un impĂ©ratif social pour tout bon musulman, a jouĂ© un rĂŽle dans la propagation d’ouest en est de la fonderie. En effet, au milieu du siĂšcle passĂ©, les pĂšlerins se rendent encore Ă  La Mecque par la route. Il s’agit d’une entreprise de longue durĂ©e, au cours de laquelle des haltes Ă©conomiques s’imposent. Les tĂ©moignages recueillis dans les villes qui jalonnent la route du Hadj, notamment au Niger, Ă©voquent un scĂ©nario identique d’implantation de l’activitĂ©. De maniĂšre rĂ©currente, ces rĂ©cits mentionnent l’arrivĂ©e d’un pĂšlerin originaire d’Afrique de l’Ouest, qui installe un atelier de fonte de l’aluminium, produit des objets et forme des apprentis qui, eux-mĂȘmes, propageront localement la technique. Il n’est pas Ă©tonnant qu’un artisan de passage » consacre du temps Ă  former des apprentis, si on se souvient que la mise en apprentissage est payante et reprĂ©sente une source de revenu consĂ©quente pour le patron. Elle permet Ă©galement de disposer d’une main-d’Ɠuvre directement utilisable pour les tĂąches non spĂ©cialisĂ©es de la fonderie maniement du soufflet, recherche des matiĂšres premiĂšres, vente des produits. Ce scĂ©nario intervient aussi bien Ă  l’aller qu’au retour du pĂšlerinage et se termine parfois par une installation dĂ©finitive. L’exemple dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© de TraorĂ© Gaoussou, illustre bien ces trajectoires singuliĂšres. Au milieu des annĂ©es 1960, il part pour La Mecque. ArrivĂ© Ă  Khartoum, vraisemblablement suite aux Ă©vĂ©nements liĂ©s Ă  la rĂ©volution soudanaise » 12 de 1965, il est arrĂȘtĂ© dans son pĂšlerinage et dĂ©cide de rebrousser chemin. PlutĂŽt que de retourner au Mali, il se rend Ă  N’Djamena, oĂč il s’intĂ©resse Ă  l’activitĂ© des fondeurs d’aluminium et dĂ©cide d’entrer en apprentissage. AprĂšs un apprentissage de six mois, il travaille quelques annĂ©es sur place. En 1968, sur les conseils d’un frĂšre » et afin de mieux gagner sa vie, il s’installe Ă  Garoua Nord du Cameroun. Un an plus tard il est Ă  YaoundĂ© oĂč il ouvre son atelier. TraorĂ© Gaoussou, qui est dĂ©cĂ©dĂ© en 2005, n’est jamais retournĂ© au Mali. Il a formĂ© de trĂšs nombreux fondeurs parmi ses frĂšres » et est Ă  l’origine du dĂ©ploiement de la fonderie de l’aluminium Ă  YaoundĂ©. Une perspective multiscalaire 43Lorsque nous nous efforçons de comprendre la dynamique de diffusion de la fonte de l’aluminium en Afrique de l’Ouest, nous sommes manifestement confrontĂ©s Ă  un faisceau d’élĂ©ments qui se dĂ©ploient Ă  des Ă©chelles variĂ©es. Dans la perspective multiscalaire que nous nous efforçons de dĂ©velopper au travers des diffĂ©rentes contributions de ce numĂ©ro, Zeebroek et al., ce volume, je vais tenter ici une premiĂšre mise en ordre de l’ensemble des phĂ©nomĂšnes observĂ©s. Il s’agit non seulement de repĂ©rer Ă  quelle Ă©chelle agissent les facteurs identifiĂ©s, mais aussi de comprendre comment leur interaction dĂ©termine les particularitĂ©s de la diffusion. En d’autres termes, je vais chercher Ă  dĂ©mĂȘler l’écheveau des contingences historiques et politiques, des trajectoires de vie et des facteurs gĂ©ographiques. ©Romainville 44À un niveau trĂšs gĂ©nĂ©ral, l’émergence de la fonderie relĂšve de circonstances historiques dont l’influence excĂšde, et de loin, le continent africain. C’est en effet l’expansion coloniale europĂ©enne qui a créé les conditions propices Ă  l’apparition de cette nouvelle technique. Tout d’abord, la colonisation s’est accompagnĂ©e d’une commercialisation de nombreux produits industriels europĂ©ens. Parmi eux figuraient des chaudrons en fonte, largement adoptĂ©s en Afrique pour des raisons Ă  la fois pratiques et de prestige. Le succĂšs de cet objet a créé un contexte favorable Ă  la production locale de marmites mĂ©talliques. Celle-ci, bien qu’apparue beaucoup plus tard, est Ă©galement liĂ©e Ă  la colonisation europĂ©enne. C’est en effet Ă  ThiĂšs, dans les ateliers mĂ©caniques de la ligne de chemin de fer Dakar-Niger que la fonte et le moulage de l’aluminium semblent avoir Ă©tĂ© utilisĂ©s pour la premiĂšre fois en Afrique. 45Dans un premier temps, des forgerons africains travaillant pour les EuropĂ©ens prennent connaissance de la technique du moulage au sable vert, appliquĂ©e alors Ă  la mĂ©tallurgie du fer. Son appropriation et son transfert Ă  la mĂ©tallurgie de rĂ©cupĂ©ration de l’aluminium sont une consĂ©quence d’un autre faisceau de facteurs, liĂ©s Ă  la seconde guerre mondiale. On passe ici Ă  une Ă©chelle rĂ©gionale, mĂȘme si les phĂ©nomĂšnes sont induits par des circonstances globales. Comme nous l’avons vu, la guerre perturbe profondĂ©ment les circuits commerciaux entre l’Europe et le reste du monde, ce qui entraĂźne vraisemblablement la fin de l’approvisionnement de l’Afrique de l’Ouest en chaudron en fonte. Il s’ensuit un contexte favorable Ă  l’adoption d’un produit de substitution. Par ailleurs, l’existence d’un stock d’aluminium Ă  Dakar, qui a fourni la matiĂšre premiĂšre indispensable Ă  l’activitĂ©, semble elle aussi liĂ©e Ă  la guerre. Enfin, certains tĂ©moignages recueillis par Morice 1982 attribuent Ă  des militaires amĂ©ricains la fabrication de piĂšces en aluminium grĂące Ă  la technique du sable vert. Tous les Ă©lĂ©ments sont en place pour la crĂ©ation et le dĂ©veloppement d’une activitĂ© locale de mĂ©tallurgie de l’aluminium. 46Quelles que soient les circonstances exactes qui ont entraĂźnĂ© l’émergence de ce secteur d’activitĂ©, les tĂ©moignages convergent pour attribuer l’appropriation de la technique de la fonte et du moulage Ă  des Wolofs issus de lignĂ©es forgeronnes. Les rĂ©cits de fondation des ateliers que nous avons recueillis sur le terrain indiquent que les forgerons sĂ©nĂ©galais ont rapidement transmis leurs savoirs aux forgerons maliens. En Afrique de l’Ouest, les particularitĂ©s de ces groupes socioprofessionnels sont propices Ă  la dissĂ©mination rapide des techniques Frank 1998 ; Martinelli 1995 ; Tamari 1991. De plus, les traditions de mobilitĂ© propres au sous-continent ont créé un maillage d’implantations locales, antĂ©rieur Ă  l’émergence de la fonte de l’aluminium, qui a favorisĂ© la diffusion de la nouvelle technique. D’autres facteurs propres au sous-continent ont renforcĂ© cette tendance Ă  la mobilitĂ© des individus, parmi lesquels la monĂ©tarisation de l’économie Fuglestad 1983, le dĂ©veloppement du front arachidier et le succĂšs de l’Islam, qui recommande le pĂšlerinage Ă  La Mecque. 47La fonte de l’aluminium n’est pas restĂ©e l’apanage des forgerons en Afrique de l’Ouest, comme en tĂ©moigne la nette prĂ©pondĂ©rance de non-forgerons Ă  la tĂȘte des ateliers visitĂ©s au Niger, au BĂ©nin, en CĂŽte d’Ivoire et au Cameroun. Le fait semble liĂ© au sens que les premiers praticiens de la technique donnaient Ă  leurs techniques. Chez les forgerons, en effet, les savoirs relatifs Ă  la mĂ©tallurgie du fer sont considĂ©rĂ©s comme un hĂ©ritage constitutif de l’identitĂ© des membres du groupe. Il n’en va pas de mĂȘme des savoirs relatifs Ă  la mĂ©tallurgie de l’aluminium, nouvellement acquis en tant que stratĂ©gie Ă©conomique, et transmissibles dĂšs lors en dehors du groupe. Cette conception a permis la constitution d’ateliers cosmopolites et la dĂ©multiplication des vecteurs de la diffusion. 48Nous en arrivons ainsi au niveau local, celui du fonctionnement des ateliers. Pour assurer un fonctionnement optimal, ces ateliers mobilisent de nombreux apprentis, peu ou pas rĂ©munĂ©rĂ©s. Comme la formation de ces derniers suit un modĂšle classique d’apprentissage oĂč l’on acquiert progressivement la maĂźtrise de toutes les facettes du mĂ©tier cf. Lave & Wenger 1991, ils sont in fine en mesure de devenir patrons Ă  leur tour. Mais leur avenir professionnel dĂ©pend des liens familiaux ou rĂ©gionaux qu’ils entretiennent, ou non, avec leur patron. J’ai Ă©voquĂ© plusieurs cas oĂč l’activitĂ© est fermement contrĂŽlĂ©e par des personnes liĂ©es familialement ou gĂ©ographiquement au fondateur de l’atelier. Inversement, un apprenti sans lien avec le fondateur n’a guĂšre d’avenir professionnel sur place. Pour valoriser son apprentissage, il doit obligatoirement ouvrir son propre atelier, Ă  un endroit oĂč la concurrence n’est pas trop forte. 49La conjonction de ces facteurs rĂ©gionaux et locaux explique la vitesse extraordinaire de diffusion de l’activitĂ© en Afrique de l’Ouest. Le phĂ©nomĂšne est amplifiĂ© par l’ancrage urbain des ateliers. La nĂ©cessitĂ© d’avoir un accĂšs aisĂ© aux sources de matiĂšre premiĂšre pĂšse en effet fortement sur la localisation de l’activitĂ©. La diffusion de la technique semble donc s’ĂȘtre effectuĂ©e par sauts », de ville en ville, ce qui contraste avec la diffusion des produits – les marmites en aluminium –, prĂ©sentes aussi bien en ville qu’à la campagne. D’une maniĂšre simplifiĂ©e, on peut dire que l’objet diffuse en tache, tandis que la technique diffuse au travers du rĂ©seau d’interconnexion des villes voir Ă©galement Nerrinck 2006 pour la RDC. 50On l’aura compris, l’analyse proposĂ©e ici se prĂ©sente comme une mise en ordre des donnĂ©es. Elle met en Ă©vidence, agence et relie dans des filiations diverses des faits de nature extrĂȘmement hĂ©tĂ©rogĂšne. Son principal mĂ©rite est de baliser l’extraordinaire complexitĂ© des phĂ©nomĂšnes de diffusion culturelle et d’affirmer leur irrĂ©ductibilitĂ© Ă  des schĂ©mas ou modĂšles explicatifs monocausaux.
Tassezle cafĂ© et dĂ©coupez un carrĂ© d’aluminium que vous viendrez disposer sur la capsule. Prenez garde Ă  bien aplatir l’aluminium pour que la capsule puisse facilement ĂȘtre utilisĂ©e dans la machine. A LIRE EGALEMENT. Pourquoi la dĂ©co DIY passionne les Français ? DIY : 18 kits de crĂ©ations Ă  s’offrir pour une dĂ©coration unique

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chevelu: la tige du retro ne depasse pas du trou, sinon effectivement c'aurait pu marcher et ca m'aurait meme arranger car j'ai la base de la tige qui buttera dans le bocal de liquide de frein quand je la visserai. Un p'tit coup de meule devrait suffire pour ca. Par contre, agrandir un peu le haut du trou pour y foutre un ecrou pourrait peut
Comment sceller votre clĂŽture et la poser C1. PrĂ©paration au scellement des poteaux Tracez sur votre poteau une ligne A qui dĂ©terminera la limite de pĂ©nĂ©tration de votre poteau dans le muret, la dalle ou le sol. PrĂ©parez ensuite deux planchettes en bois non fournies suffisamment longues afin de reposer sur le rebords des trous. PrĂ©-percez et prĂ©voyez des vis Ă  tĂŽle non fournies dans le but de fixer les planchettes sur les cĂŽtĂ©s des poteaux. C2. Fixation des planchettes Fixez les planchettes de part et d'autre du poteau en appui sur les faces latĂ©rales, la partie basse des planchettes devant ĂȘtre alignĂ©e avec la ligne que vous avez tracĂ©. Comme vous pouvez le voir sur l'image de droite les vis pĂ©nĂštrent dans les toiles d'aluminium en fond de feuillure du poteau, les trous ne seront plus visible lorsque vous aurez enfilĂ© les lames. Comme dit prĂ©cĂ©demment la longueur de la planchette A doit ĂȘtre supĂ©rieure Ă  la largeur du trou pratiquĂ© dans votre support afin d'obtenir un bon appui. C3. Traçage et perçage du trou de scellement Tracez les axes du trou dans votre support, il est prĂ©fĂ©rable de positionner le poteau au centre de la largeur afin d'optimiser le scellement. C4. Mise en place du poteau InsĂ©rez le poteau dans le trou prĂ©alablement creusĂ©. Positionnez la base du poteau suivant les deux axes prĂ©alablement tracĂ©s. C5. Mise Ă  l'aplomb et scellement du poteau Prenez un niveau Ă  bulle et rĂ©glez votre aplomb dans les deux sens. Une fois votre poteau bien d'aplomb, scellez-le avec un mortier adaptĂ© au taux d'humiditĂ© et Ă  la tempĂ©rature l'utilisation d'un ciment Ă  prise rapide par forte chaleur peut causer des dĂ©sordres. N'oubliez pas de nettoyer la base de votre poteau rapidement avec une Ă©ponge propre et bien humide. N'hĂ©sitez pas Ă  renouveller plusieurs fois le nettoyage pendant cette opĂ©ration. C6. PrĂ©paration pour le traçage du deuxiĂšme trou de scellement AprĂšs avoir scellĂ© le 1er poteau, vous allez introduire une lame image de gauche dans la feuillure du poteau image centrale en laissant un jeu de dilatation de 5 Ă  10mm au total. C7. Traçage et perçage du deuxiĂšme trou de scellement Avancez le deuxiĂšme poteau et insĂ©rez l'extrĂ©mitĂ© de la lame dans ce deuxiĂšme poteau. Centrez le poteau sur le muret et tracez les deux axes pour le perçage. Une fois le traçage effectuĂ©, enlevez le poteau et la lame, percez votre trou en fonction de la nature du support. C8. ContrĂŽle de traçage AprĂšs le perçage, contrĂŽlez la position du poteau en le glissant dans le trou et en positionnant la lame dans les deux feuillures des poteaux, une fois ce contrĂŽle effectuĂ© reprendre l'Ă©tape C1. C9. Dimension du trou de scellement dans un muret ou une dalle Le diamĂštre de perçage est de 120mm minimum. La hauteur maxi de la clĂŽture est de 1m80 le trou doit avoir une profondeur minimale de 350mm afin de permettre un scellement du poteau de 300mm pour cette application sur muret ou dalle. Cela permet de prendre sur deux rangs de parpaings et donc de renforcer la tenue au vent. C10. Dimension du trou de scellement dans le sol Le scellement dans le sol ou en pleine terre sera rĂ©alisĂ© en fonction de la nature du sol, le diamĂštre sera toujours de 50 cm Ă  la base du trou. Concernant la profondeur P, elle sera fonction de la nature du sol Dans un sol rocailleux, il est possible de se contenter d'une profondeur de 65 cm. Dans un sol terreux et en gĂ©nĂ©ral, il est prĂ©fĂ©rable de porter cette profondeur P Ă  80 cm. Ces profondeurs vous permettront de rĂ©sister au mieux Ă  la pression du vent.

Unkit de rĂ©paration Ă  base de fibres de verre. L’autre solution pour effectuer le rebouchage d’un trou sur votre vĂ©hicule consiste Ă  utiliser un kit de rĂ©paration en fibres de verre. L’opĂ©ration est assez similaire en vous dĂ©barrassant de l’intĂ©gralitĂ© de la rouille pour pouvoir ensuite utiliser l’apprĂȘt antirouille.

20 doubles vasques pour toute la famille / / 20 doubles vasques pour toute la famille publiĂ© le 19/10/2019 Ă  0700 Parfaites pour une suite parentale ou lorsque la famille est nombreuse, la double vasque permet de fluidifier le passage dans la salle de bains, en offrant deux points d'eau dans la piĂšce. En premier lieu, il convient de vĂ©rifier que vous disposez d'une place suffisante pour implanter un meuble dotĂ© de deux vasques, ou de deux petits meubles Ă©quipĂ©s chacun d'une vasque. En moyenne, il faut prĂ©voir entre 120 et 140 cm de linĂ©aire pour s'Ă©quiper d'un meuble double vasque. Vous pouvez Ă©galement choisir entre des vasques Ă  poser faciles Ă  installer ou Ă  encastrer dans ce cas, il y a moins de rangement Ă  l'intĂ©rieur du meuble. Pratiques aussi, les plans vasques qui, comme leur nom l'indique, intĂšgrent un plan et une vasque, mais dont la pose se rĂ©vĂšle un peu plus complexe. Enfin, le choix de la matiĂšre de la vasque conditionne son entretien les vasques en cĂ©ramique sont rĂ©sistantes et faciles d'entretien, celles en rĂ©sine permettent de nombreuses formes et couleurs. Les vasques en acrylique quant Ă  elles restent assez fragiles et ont besoin d'ĂȘtre frĂ©quemment nettoyĂ©es. MĂȘme niveau d'entretien pour les trĂšs esthĂ©tiques doubles vasques en verre, tandis que celles en pierre jouent la carte du naturel et de la haute rĂ©sistance. ->> A voir aussi >> Plus de 40 belles salles de bains qui optimisent l'espace Ailleurs sur le web Sur le mĂȘme thĂšme Newsletter CĂŽtĂ©MaisonRecevez quotidiennement le meilleur de l'actu dĂ©co de CĂŽtĂ© Maison Services Retour vers le haut de page
Leperçage est un procĂ©dĂ© d’usinage qui consiste Ă  obtenir un trou circulaire par enlĂšvement de copeaux. 2 -) PRINCIPE: Le perçage est obtenu a l’aide d’un outil de coupe appelĂ© foret. Il est animĂ© d’un mouvement de rotation continu et d’un mouvement d’avance. Mode d’action: C’est la combinaison de deux mouvements que l’on peut faire varier : a) Le mouvement de
ForumPose d'insert Helicoil dans de l'alu ?? Auteur Message BertoSpidPar BertoSpid, le 29/06/2015 Ă  1808Hello j'ai une vis de rĂ©glage en M12 x 150 avec un excentrique a foirĂ© son pas ... > j'envisage d'y poser un insert, type helicoil, mais je n'ai jamais pratiquĂ© cette opĂ©ration ... je n'ai pas le matos spĂ©cial non plus... et comme ce trou est "dĂ©bouchant", l'insert ne pourra s'y bloquer au fond ... Charles-83 salut Charles ! avait rĂ©alisĂ© cette opĂ©ration il y a quelques annĂ©es pour un membre bien embĂȘtĂ©, mais il n'avait pas dĂ©taillĂ© son opĂ©ration... J'envisage de faire ça le bras en place, car belle galĂšre de dĂ©montage_ remontage_rĂ©glagessssss ... Bref, conseils avisĂ©s bienvenus sur la mĂ©thode de pose d'un helicoil ça pourra servir Ă  d'autres ... Message Ă©ditĂ© le 01/07/2015 yannou28Par yannou28, le 29/06/2015 Ă  1821tu parles de la vis excentrique!? c'est cela ?? met une toffffff sinon!!! Rv 930Par Rv 930, le 29/06/2015 Ă  1826J'ai dĂ©jĂ  Ă  maintes fois utilisĂ© des filets rapportĂ©s hĂ©licoĂŻl et je t'assure que le montage d'un insert au bloc presse est bien plus pĂ©renne. PPPar PP, le 29/06/2015 Ă  1832Salut Berto, De mĂ©moire il ne me semble pas qu'il y ai ni dans le bras alu ni dans le bras oscillant acier de filetage ! A+ Edmond Ps Page 440-10 & 440-11 du Bentley les deux excentriques ont vis et Ă©crous Message Ă©ditĂ© le 29/06/2015 BertoSpidPar BertoSpid, le 29/06/2015 Ă  1842ref pet > M12 x 150 x 35 elle sert d'axe Ă  l'excentrique, et le maintien une fois rĂ©glĂ© 964... ... RV, pour la pose d'un insert ?? faut placer le bras sous une presse ?? Message Ă©ditĂ© le 29/06/2015 aubelix 14Par aubelix 14, le 29/06/2015 Ă  1850le probleme risque d'etre de trouver un insert ou un helicoil au bon pas ! le standard ,c'est 12x200 .... PPPar PP, le 29/06/2015 Ă  1856Ton filetage est donc dans le bras alu ? Si oui comme Rv 930 aucun problĂšme ! Le " bloc presse " c'est juste un produit qui bloque dĂ©finitivement l'hĂ©licoĂŻl .... A+ Edmond Ps M12 / 150 clic + Bloc presse clic Ps 2 M12 pas normal 175 .... Message Ă©ditĂ© le 29/06/2015 BertoSpidPar BertoSpid, le 29/06/2015 Ă  1909donc c'est le mĂȘme helicoil, mais on ajoute de la "colle" lors de son vissage ? AubĂ© Ă  priori, du 150 il y en a lĂ  clic Rv 930Par Rv 930, le 29/06/2015 Ă  1921Si tu ne trouves pas l'insert a cause du pas fin ce qui m'Ă©tait arrivĂ©, je suis allĂ© voir mon usineur qui me l'avait fait sur mesure. MontĂ© au bloc presse, pas prĂȘt de bouger ! Message Ă©ditĂ© le 29/06/2015 marc-wPar marc-w, le 29/06/2015 Ă  1922hĂ©licoil j en ais posĂ© des dizaines dans des carters de motos et dans les culasses pour les filet de bougies sans problĂšme. PPPar PP, le 29/06/2015 Ă  1924Berto, j'ai le M12 / 175 ... Dommage ... C'est facile, tu attends 24 h aprĂšs mise en place avec le Bloc Presse et tu casses le bec ... Le taraud dans l'alu c'est facile .... A+ Edmond Rv 930Par Rv 930, le 29/06/2015 Ă  2013Dixit marc-whĂ©licoil j en ais posĂ© des dizaines dans des carters de motos et dans les culasses pour les filet de bougies sans problĂšme. ForcĂ©ment c'est des petits couples de serrage. Mais quand tu depasses les 70 Nm environ et plus l'helicoĂŻl ne suffit plus. Enfin c'est ce que j'ai appris BertoSpidPar BertoSpid, le 29/06/2015 Ă  2109OK, merci les gars j'ai la loctite rouge, "yapluka" > Message Ă©ditĂ© le 29/06/2015 marc-wPar marc-w, le 29/06/2015 Ă  2143c est identiquement ce que j ais a la maison Rv 930Par Rv 930, le 29/06/2015 Ă  2234Oui eh bien vĂ©rifie le couple maxi admissible. BertoSpidPar BertoSpid, le 30/06/2015 Ă  0934Ok ! pour cette vis, c'est vissage Ă  58 Nm, donc ça parait bon... > ce sont les autres vis qui maintiennent et bloquent le bras, bloquĂ©es Ă  200 Nm ! j'ai commandĂ© le kit - de 17 e livrĂ© Ă  suivre pour la mise en place - foret pour agrandir le trou actuel filetĂ© - passage du taraud spĂ©cial - lĂ©ger badigeonnage Ă  la loctite rouge "bloc-presse" - vissage avec l'outil spĂ©cial de l'hĂ©licoil pas de retour arriĂšre possible - 24 heures de sĂ©chage - mise en place de la vis de rĂ©glage avec son excentrique le bras n'Ă©tant pas dĂ©montĂ©, il n'y a pas d'incidence sur les rĂ©glages de carrossages, para, etc... - serrage Ă  58 Nm Ă  la clĂ© dynamo - hop, en piste ! Message Ă©ditĂ© le 01/07/2015 yannou28Par yannou28, le 30/06/2015 Ă  1003Dixit BertoSpidOK, merci les gars j'ai la loctite rouge, "yapluka" > Message Ă©ditĂ© le 29/06/2015 clic Message Ă©ditĂ© le 30/06/2015 BertoSpidPar BertoSpid, le 01/07/2015 Ă  0859 ce film, un peu long, illustre assez bien le pourquoi du comment faire pour la pose d'un helicoil Message Ă©ditĂ© le 01/07/2015 yannou28Par yannou28, le 01/07/2015 Ă  0906je ne comprends pas ta balise! Message Ă©ditĂ© le 01/07/2015 JM913Par JM913, le 01/07/2015 Ă  1131clic Revenir Ă  la liste des sujets Sujet archivĂ©.
Uneoption trĂšs intĂ©ressante est la suivante: fraise fraise On en trouve dans n'importe quel magasin de bricolage. Étape 5 Il est trĂšs pratique et polyvalent, car nous pouvons l'utiliser dans diffĂ©rents matĂ©riaux et obtenir des trous de diffĂ©rents diamĂštres. Ce modĂšle, en particulier, nous permet de faire des trous de Ø 6 mm Ă  Ø 25 mm. Étape 6 Nous mettons la
Vendu par paireMerci de bien vouloir préciser en commentaire le filetage ainsi que le type de clé 17",19",21",22"... dont vous avez besoin lors d'une commande comprenant des cùles double boulonneries ou avec insert filetésLes cùles avec insert filetés sont en double boulonnerie, livrés sans goujons 4 x / Lotus4 x 98 / Alfa-Roméo, Fiat, Ford, Lancia et Peugeot4 x 100 / Hyundai, Kia, Mazda, Peugeot, Suzuki, Toyota4 x 100 / Honda, Mini4 x 100 / Chevrolet, Fiat, Lotus, Opel4 x 100 / Audi, BMW, Seat, Vollkswagen4 x 100 / Nissan4 x 100 / Dacia, Renault, Nissan, Smart4 x 108 / Audi4 x 108 / Ford, Mazda4 x 108 / Citroën, Peugeot, Saab, Volvo4 x / Honda4 x / Nissan4 x / Hyundai, Kia, Mitsubishi4 x 130 / Lancia4 x 140 / 104 Alpine, Peugeot4 x 190 / Fiat
Creuserle sous-sol. Les maisons des vieux quartiers de Montréal, comme le Plateau Mont-Royal, sont souvent bùties sur une fondation de pierres avec vide sanitaire (une cave de plombier dans le langage populaire). Dans ces vieux quartiers, les maisons sont souvent trÚs petites et le coût du terrain est trÚs élevé. Les propriétaires de ces maisons ont avantage à
Nous allons voir dans cet article comment percer dans une fenĂȘtre en PVC, en Bois ou en Aluminium pour fixer un store d’intĂ©rieur. AVANT-PROPOS Si vous n'ĂȘtes pas un bricoleur, compĂ©tent et averti, confiez la pose de votre store banne Ă  un professionnel du store aussi appelĂ© storiste. Pour la pose et la fourniture de store et volet roulant en Gironde Contactez STORES 33 - Poseur confirmĂ© - Devis gratuit et sans engagement 6 jours sur 7. Pour joindre STORES 33, tĂ©lĂ©phonez Ă  François au 06 24 63 36 85. COMMENT FIXER UN STORE SUR UNE MENUISERIE ? Pour dĂ©couvrir les endroits appropriĂ©s pour poser un store, consultez la rubrique suivante installation et pose de store d'intĂ©rieur. Un aperçu des possibilitĂ©s de pose en image La fixation avec des supports SANS PERCAGE Ce mode de fixation a ses avantages et ses inconvĂ©nients. Pour en savoir plus, consultez Ă©galement l'article suivant installation et pose de store d'intĂ©rieur. La fixation traditionnelle EN PERCANT C'est le mode de fixation le plus robuste et le plus esthĂ©tique pour fixer un store d'intĂ©rieur. Tous les storistes professionnels du store procĂšdent de cette façon lorsqu'ils installent des stores d'intĂ©rieur sur des fenĂȘtres, des vĂ©randas ou des verriĂšres diverses
 Les professionnels n'utilisent pas de supports de fixation sans perçage. Pour poser un store au dessus de la menuiserie, la plupart des gens n'ont pas trop de crainte Ă  faire quatre petits trous dans le mur au niveau de l'embrassure, en plafond, coffre ou linteau 
. Telle l'installation d'un store vĂ©nitien ci-dessous Mais pour une pose directement sur les ouvrants, certains hĂ©sitent Ă  faire des trous dans la fenĂȘtre. Ils ont peur de dĂ©tĂ©riorer la fenĂȘtre ou de perdre en isolation. Ou encore, il trouve cela trop compliquĂ© Ă  faire. Ci-dessous, deux stores vĂ©nitiens fixĂ©s directement sur les battants de fenĂȘtre En fait, c'est facile Ă  faire et sans risque Ă  partir du moment oĂč vous respectez quelques rĂšgles Faites toujours un prĂ©-perçage pas profond et de petit diamĂštre. Le perçage se fera bien entendu au niveau de la traverse haute, mais ne percez pas sur les bords ni trop prĂšs du vitrage. Utilisez des tout-petits diamĂštres et des petites longueurs de vis. Nous allons voir cela avec prĂ©cision dans les prochains paragraphes. COMMENT PERCER DANS UNE FENETRE EN PVC, EN BOIS OU EN ALU POUR FIXER UN STORE ? Equipement dont vous avez besoin. Il vous faut une perceuse ou un petit perforateur en mode perceuse ». Attention, ne rĂ©glez pas votre appareil en mode percussion » ! De plus, percez toujours doucement, Ă  petite vitesse. PrĂ©-perçage obligatoire ! Pourquoi ? Il faut toujours faire un avant-trou dans la fenĂȘtre. Quel que soit le matĂ©riau de votre fenĂȘtre PVC, bois ou alu, faites un prĂ© perçage avec un forĂȘt de diamĂštre 3 mm pas plus. Nous allons ensuite utiliser des vis auto-perceuse/taraudeuse de diamĂštre supĂ©rieur. Faire un avant-trou Ă©vite l'Ă©clatement dans le bois et Ă©vite une surĂ©paisseur dans le PVC. Pour l'aluminium, il faut aussi prendre l'habitude de faire un prĂ©-perçage ; on fait davantage attention en perçant prĂ©alablement avec un petit foret, plutĂŽt qu'en auto-perçant directement. Zone de perçage pour fixer un store sur un ouvrant de fenĂȘtre PVC, Bois ou Aluminium. Les supports de store doivent ĂȘtre centrĂ©s au niveau du plat de la traverse haute. C'est plus robuste et plus esthĂ©tique. L'idĂ©e est de ne pas percer sur les bords, ni dans les coins Pas trop prĂšs du vitrage, pas dans la parclose haute, pour Ă©viter que la vis ne touche Ă  la vitre. Et pas trop prĂšs du bord, ni dans les coins en haut. Sur les bords hauts, c'est possible techniquement mais il n'y a pas d'intĂ©rĂȘt et c'est plus fragile qu'en plein centre du profil. Parcloses baquettes qui maintiennent le vitrage dans les feuillures du chĂąssis. Elles peuvent ĂȘtre arrondies, moulurĂ©es
 COMMENT PERCER DANS UNE FENETRE EN PVC OU EN ALUMINIUM Comme annoncĂ© prĂ©cĂ©demment, faites un prĂ©-perçage avec un forĂȘt Ă  mĂ©taux de diamĂštre 3 mm pas plus. Percez Ă  une profondeur de 1 cm seulement ! Rappel quelle que soit la fenĂȘtre, il ne faut pas percer trop prĂšs du vitrage, des parcloses. Pour les fenĂȘtres en PVC, il est possible de percer dans la thermo-soudure mais il n'y a pas d'intĂ©rĂȘt. Pour les fenĂȘtres en aluminium, ne percez pas dans la jonction en diagonale, la liaison entre la traverse haute et les montants. Quelle visserie utiliser pour fixer le store dans le PVC ou l'Alu ? Utilisez des vis auto-perceuses/taraudeuses 3,5 x 13 mm est le diamĂštre de la vis et 13 mm est la longueur. N'utilisez surtout pas des vis plus longues ! Il ne faut surtout pas traverser le profil et accrocher le dormant derriĂšre. 13mm de longueur n'endommagera pas la fenĂȘtre, et cela permet de rester dans la premiĂšre chambre du profil, qui est la plus Ă©paisse. Pour avoir une bonne qualitĂ© de vis, optez pour de la visserie inox inoxydable et en plus ca brille !. Si vous en avez en acier zinguĂ©, c'est trĂšs bien aussi. Il existe diffĂ©rentes tĂȘtes de vis, voici quelques exemples Pour une bonne fixation des supports de store, achetez des vis Ă  tĂȘte cylindrique bombĂ©e. Le dessous de tĂȘte est plat, plus appropriĂ© pour fixer un support plat. Quant au dessus de tĂȘte, il n'est pas trop saillant. N'utilisez pas des vis Ă  tĂȘte fraisĂ©e pour fixer un store. Si vous serrez trop, elles risquent de casser les supports du store si les supports sont en plastique ou bien de les dĂ©former s'ils sont en mĂ©tal. En effet, le dessous de la tĂȘte de vis est conique. N'utilisez pas non plus des vis Ă  tĂȘte hexagonale car la tĂȘte est bien trop grosse. On utilise ces vis-lĂ  pour la pose de tĂŽle de bardage par exemple, mais pas pour fixer des stores. COMMENT PERCER DANS UNE FENETRE EN BOIS Comme prĂ©cĂ©demment, faites un prĂ©-perçage de diamĂštre 3 mm pas plus et de profondeur 1 cm / cm pas plus. Pour percer dans le bois, utilisez une mĂšche Ă  bois on la reconnait avec sa petite pointe Ă  l'extrĂ©mitĂ©, destinĂ©e au centrage et Ă  la pĂ©nĂ©tration dans le bois. Rappel il ne faut pas percer trop prĂšs du vitrage. Pour les fenĂȘtres en bois, il faut bien s'Ă©loigner des rebords pour Ă©viter que le bois ne fendille ou Ă©clate sur le bord. Quelles vis utiliser pour fixer les stores sur les ouvrants de fenĂȘtre en bois ? Utilisez des vis Ă  bois auto-foreuses 4 x 17 mm ou 4 x 20 mm 4 mm c'est le diamĂštre de la vis et 20 mm est sa longueur. Pas plus long car il ne faut surtout traverser le profil et accrocher le dormant derriĂšre. Les vis Ă  bois couramment utilisĂ©es se nomment des vis VBA Vis Ă  Bois et AgglomĂ©rĂ©. Vous pouvez les acheter en inox inoxydable et brillante ou en acier zinguĂ© BichromatĂ© un peu jaune, peu importe
 Les vis VBA les plus courantes sont celles Ă  tĂȘte fraisĂ©e. Vous pouvez les utiliser mais pour Ă©viter de dĂ©former le support du store en plastique, achetez plutĂŽt des vis VBA Ă  tĂȘte cylindrique bombĂ©e le dessous de tĂȘte est plat. Ci-dessous, une vis VBA en Inox Ă  tĂȘte cylindrique bombĂ©e AUTRES ASTUCES POUR LA POSE Avant d'effectuer un avant-trou, faites toujours des tracĂ©s pour dĂ©terminer l'endroit le plus appropriĂ©. Une fois l'avant-trou effectuĂ©, placez le support du store et engagez la vis dans le trou. Si vous n'avez pas l'habitude de bricoler, utilisez le rĂ©ducteur de couple de la visseuse au minimum, cela Ă©vite de foirer les tĂȘtes de vis en faisant tourner l'embout de la visseuse dans le vide. CONCLUSION SUR LE PERCAGE Percer puis fixer un store sur un ouvrant de menuiserie n'est pas si compliquĂ© que cela en Ă  l'air. Si c'est fait correctement, il n'y a strictement aucun risque pour la fenĂȘtre. Les diamĂštres de vis sont tout-petits ou 4 mm et les longueurs courtes pas plus de 2 cm. On reste ainsi dans la premiĂšre chambre du profil de la fenĂȘtre. En utilisant des vis appropriĂ©es au matĂ©riau, la fixation de store sur l'ouvrant est trĂšs robuste. Les vis auto-perceuses/taraudeuses assurent un maintien ferme dans le profil. Les filets de vis auto-taraud et l'extrĂ©mitĂ© coupant auto-perçant s'incrustent dans la premiĂšre chambre de la fenĂȘtre et y restent fermement ancrĂ©s. MĂȘme si ces vis percent d'elles-mĂȘmes le trou et taraudent en mĂȘme temps, il convient de toujours faire un petit avant-trou dans la fenĂȘtre, de diamĂštre plus petit que celui de la vis. GARANTIE SUR LES STORES Si vous faites appel Ă  un professionnel pour la fourniture et la pose de store, vous bĂ©nĂ©ficierez d'une garantie sur les produits et sur la main d'Ɠuvre, quel que soit l'endroit oĂč seront posĂ©s vos stores. Il n'y a donc aucune crainte Ă  avoir, l'installateur prend tout en charge. Si vous dĂ©cidez de poser vos stores vous-mĂȘme, vous aurez une garantie sur les stores mais vous prenez en charge la main d'Ɠuvre. Le revendeur ne peut ĂȘtre tenu pour responsable de la qualitĂ© de votre travail. GARANTIE SUR LES FENETRES Cas n°1 vous voulez poser vos stores contre le mur, au dessus de la fenĂȘtre Pour une pose au dessus de la menuiserie en linteau, plafond, embrasure..., vous ne touchez pas Ă  la fenĂȘtre, il n'y a donc aucune question Ă  se poser sur la garantie de la fenĂȘtre. Cas n°2 vous voulez poser vos stores directement sur les ouvrants de fenĂȘtre, un store sur chaque battant de fenĂȘtre. On lit sur certains forums d'internet que le fait de percer un trou dans une fenĂȘtre entraine la perte de la garantie c'est complĂštement Faux ! Mais pour 4 petits trous centrĂ©s de 4 mm de diamĂštre, la garantie sur la fenĂȘtre n'est pas mise en jeu. Rappelons encore une fois que tous les professionnels posent des stores en perçant, ils n'utilisent pratiquement jamais de support de fixation sans perçage. Quoi qu'il en soit, il faut quand mĂȘme mieux demander une confirmation Ă  l'installateur/revendeur de votre fenĂȘtre. De nos jours, on n'est jamais sĂ»r de rien ! Si vous ĂȘtes locataire de votre logement PrivilĂ©giez une pose au dessus de la fenĂȘtre en linteau, embrasure.... Faire 4 petits trous de 3 ou 4 mm de diamĂštre dans le mur ou en plafond ne pose gĂ©nĂ©ralement pas de soucis. Avec de tels diamĂštres, cela se rebouche trĂšs facilement, ni vu ni connu
 Mais pour une installation de store directement sur les ouvrants de fenĂȘtre en perçant, je vous conseille de demander l'autorisation au propriĂ©taire. Un propriĂ©taire odieux » et procĂ©durier serait en droit de vous rĂ©clamer une partie de la caution au moindre trou non autorisĂ© dans la fenĂȘtre. Les clauses des contrats de location sont parfois strictes concernant l'Ă©tat des lieux. Rappel si vous n'ĂȘtes pas un bricoleur compĂ©tent, utilisez des supports de fixation de store sans perçage. Ou encore, faites appel Ă  un professionnel du store.
Menuiserie: un foret pour faire des trous carrĂ©s ! Ok, je le reconnais, ce titre est un peu trompeur quoi que 😉 ! Quand on doit rĂ©aliser un trou, rien de plus simple, on utilise un foret. Mais parfois, la forme Ă  creuser est bien diffĂ©rente, par exemple un carrĂ© ou un rectangle ! La solution peut ĂȘtre d’utiliser toujours un foret
La mise en forme a pour objectif de donner une forme dĂ©terminĂ©e au matĂ©riau. Les grandes catĂ©gories de la mise en forme de l’aluminium sont le formage, le moulage et l’usinage. Formage Le formage est un terme gĂ©nĂ©ral englobant les procĂ©dĂ©s de fabrication qui consistent Ă  obtenir une gĂ©omĂ©trie dĂ©sirĂ©e en dĂ©formant la matiĂšre dans son domaine plastique en lui appliquant une force. Les procĂ©dĂ©s de formage sont regroupĂ©s en deux familles la dĂ©formation plastique et le travail de mĂ©tal en feuille. [1] L’aluminium est un mĂ©tal intĂ©ressant pour les procĂ©dĂ©s de formage en raison de sa ductilitĂ© Ă  l’état solide. Il est possible de former les piĂšces d’aluminium Ă  froid, Ă  tiĂšde ou Ă  chaud. Il est toutefois plus facile de dĂ©former la matiĂšre lorsqu’elle est chauffĂ©e. La piĂšce peut ĂȘtre chauffĂ©e de 350 °C Ă  500 °C en fonction du procĂ©dĂ© et de l’alliage. Étant donnĂ© que l’aluminium est plus ductile que l’acier, il nĂ©cessite moins d’énergie, de moins grosses machines et de moins gros outillages afin de former la mĂȘme piĂšce. Il est alors plus Ă©conomique d’utiliser l’aluminium. [2] Les alliages conçus pour ĂȘtre transformĂ©s ultĂ©rieurement par les procĂ©dĂ©s de formage portent l’appellation d’alliages corroyĂ©s. Les alliages corroyĂ©s sont divisĂ©s en deux familles les alliages non trempants et les alliages Ă  durcissement par Ă©crouissage. La diffĂ©rence entre ces deux types d’alliages corroyĂ©s rĂ©side dans la technique utilisĂ©e pour en amĂ©liorer les propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques. Des Ă©lĂ©ments d’alliage tels le magnĂ©sium, le cuivre, le manganĂšse et le silicium, sont ajoutĂ©s Ă  l’aluminium pour en modifier les propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques. [3] ProcĂ©dĂ©s de formage Laminage C’est un procĂ©dĂ© par lequel une plaque ou un lingot d’aluminium est aminci mĂ©caniquement par l’action d’écrasement rĂ©sultant du passage entre deux rouleaux, gĂ©nĂ©ralement lisses et tournant Ă  sens inverse. L’épaisseur initiale diminue par dĂ©formation plastique du mĂ©tal. [9] Consultez le feuillard technique sur le laminage de l’aluminium du CQRDA pour plus d’infos. Cintrage C’est un procĂ©dĂ© mĂ©canique qui est fait Ă  l’aide d’une cintreuse et qui a pour but de dĂ©former des tubes, des barres et des profilĂ©s extrudĂ©s selon un rayon et une longueur d’arc de cercle. Consultez notre article sur le procĂ©dĂ© de transformation par cintrage et le feuillard technique sur le pliage et le cintrage de l’aluminium du CQRDA pour plus d’infos. DĂ©coupage Plusieurs technologies de dĂ©coupage sont disponibles pour l’aluminium le dĂ©coupage par cisaillement mĂ©canique, Ă©lectrique et thermique. La sĂ©lection du procĂ©dĂ© de dĂ©coupe est faite en fonction de l’épaisseur Ă  dĂ©couper, de la complexitĂ© de la forme et de la prĂ©cision requise. Les procĂ©dĂ©s courants sont la dĂ©coupe par laser, par jet d’eau, par scie ou par plasma. Consultez notre article sur le dĂ©coupage de l'aluminium pour plus d’infos. Emboutissage C’est un procĂ©dĂ© qui permet de dĂ©former une tĂŽle plane en une forme creuse de gĂ©omĂ©trie plus ou moins complexe. Ce procĂ©dĂ© est rĂ©alisĂ© Ă  l’aide d’une presse hydraulique ou mĂ©canique Ă©quipĂ©e d’un poinçon et d’une matrice. Le mĂ©tal se dĂ©forme de maniĂšre permanente lorsque la tĂŽle est entraĂźnĂ©e par le poinçon dans la matrice. On nomme embouti » le corps creux avec une paroi plus ou moins cylindrique. [4] Consultez notre article sur l'emboutissage profond de l'aluminium et le feuillard technique sur l’emboutissage de l’aluminium du CQRDA pour plus d’infos. Estampage et rabattage L’estampage consiste Ă  dĂ©former plastiquement une feuille de mĂ©tal avec une matrice montĂ©e sur des presses hydrauliques ou mĂ©caniques. Le rabattage est un pliage Ă  180° qui consiste Ă  rabattre sur elle-mĂȘme une tĂŽle mĂ©tallique grĂące Ă  une matrice de rabattage. Extrusion L’extrusion est un procĂ©dĂ© qui permet de produire de longs profilĂ©s dotĂ©s de sections complexes. Le principal avantage de l’extrusion est de pouvoir intĂ©grer diffĂ©rents artifices dans une section, ainsi que d’ajuster les Ă©paisseurs des parois selon les besoins de rigiditĂ© ou de rĂ©sistance. Pour produire une extrusion d’aluminium, il faut usiner une matrice de la forme souhaitĂ©e. Par la suite, une billette cylindrique d’alliage d’aluminium est chauffĂ©e de 800°F 427°C Ă  925°F 496°C avant d’ĂȘtre placĂ©e dans une chambre pour y recevoir la poussĂ©e d’un piston, ce qui force l’aluminium, alors dans un Ă©tat pĂąteux, Ă  traverser la matrice. L’extrusion passe ensuite sur une table de refroidissement. Selon l’alliage extrudĂ© et la condition de trempe dĂ©sirĂ©e, le taux de refroidissement est fait par air forcĂ© ou par jets d’eau. Lorsque le refroidissement est terminĂ©, le profilĂ© extrudĂ© est dĂ©placĂ© pour un redressement par Ă©tirement, puis coupĂ© de longueur voulue. La derniĂšre Ă©tape consiste Ă  traiter thermiquement les extrusions dans des fours, ce qui durcit l’aluminium en accĂ©lĂ©rant le processus de vieillissement. Consultez notre article technique sur l'extrusion et le feuillard technique sur l’extrusion de l’aluminium du CQRDA pour plus d’infos. Extrusion par percussion L’extrusion par percussion consiste Ă  exercer une pression sur une pastille d’aluminium dĂ©posĂ©e dans une matrice, ce qui force alors l’aluminium Ă  remonter dans la cavitĂ© libre entre la matrice et le piston. À titre d’exemple, les contenants d’aluminium utilisĂ©s pour les bombes aĂ©rosol sont fabriquĂ©s avec ce procĂ©dĂ©. Dans ce cas particulier, une pastille d’aluminium est dĂ©posĂ©e dans une matrice et Ă©crasĂ©e par un piston. La paroi de la matrice formera la face extĂ©rieure de la bouteille et le piston la face intĂ©rieure. Fabrication additive C’est un procĂ©dĂ© de fabrication qui consiste Ă  fabriquer une piĂšce Ă  partir d’une poudre mĂ©tallique mise en fusion par un faisceau laser. Essentiellement retrouvĂ© dans l’impression 3D, la piĂšce est produite par l’empilement de couches successives contrĂŽlĂ©es par ordinateur. Consultez notre article sur la fabrication additive pour plus d’infos. Flans soudĂ©s au laser La soudure laser permet d’assembler entre-elles des tĂŽles d’épaisseurs diffĂ©rentes dans le but de former un brut prĂȘt Ă  l’emboutissage flan. Essentiellement utilisĂ© dans l’industrie automobile, ce procĂ©dĂ© permet de produire une piĂšce dotĂ©e de diffĂ©rentes Ă©paisseurs, optimisĂ©es en fonction de l’usage. [27] Forgeage Ă  chaud Ce processus permet d’obtenir des piĂšces Ă  haute rĂ©sistance. C’est une technique d’emboutissage qui implique un poinçon et une matrice Ă  haute tempĂ©rature. [5] Forgeage Ă  froid Il est possible d’obtenir la dĂ©formation d’une piĂšce sans chauffage du matĂ©riau. Les machines et outils sont trĂšs robustes puisque le matĂ©riau est moins mallĂ©able mais ce procĂ©dĂ© permet des cadences de fabrications Ă©levĂ©es. Formage par impulsion Ă©lectromagnĂ©tique C’est un procĂ©dĂ© de mise en forme des mĂ©taux Ă  grande vitesse de dĂ©formation. Une tĂŽle est forcĂ©e par un champ magnĂ©tique Ă  prendre la forme d’une matrice. Ce procĂ©dĂ© permet aussi le sertissage de tubes. [6] Formage superplastique C’est un procĂ©dĂ© utilisĂ© pour la mise en forme, Ă  chaud, de tĂŽles d’aluminium. Une tĂŽle est chauffĂ©e uniformĂ©ment et atteint un Ă©tat superplastique qui permet de trĂšs grandes dĂ©formations. Elle est ensuite placĂ©e sur une matrice contre laquelle elle est forcĂ©e de se dĂ©former par une pression de gaz appliquĂ©e sur une face. Ce processus permet la dĂ©formation de grandes tĂŽles sans dĂ©chirement ni retour Ă©lastique en plus de la crĂ©ation de formes complexes. [7] Hydroformage L’hydroformage est un procĂ©dĂ© de mise en forme qui utilise la pression hydraulique pour forcer un tube ou une tĂŽle Ă  Ă©pouser la forme d’une matrice. C’est un procĂ©dĂ© qui permet de dĂ©former plastiquement des piĂšces de faible Ă©paisseur dont les plaques et les tubes. [8] Consultez notre article sur l'hydroformage de l'aluminium pour plus d’infos. Moussage La mousse mĂ©tallique est constituĂ©e d’une structure alvĂ©olaire contenant un volume de gaz important pour augmenter la porositĂ© du matĂ©riau. Les mousses Ă  pores fermĂ©s peuvent ĂȘtre créées grĂące Ă  des poudres mĂ©talliques et de l’agent moussant. Les mousses Ă  pores ouverts sont fabriquĂ©es par fonderie ou la mĂ©tallurgie des poudres. Pliage Le pliage permet de plier ou de rabattre une partie d’une feuille tĂŽle par rapport Ă  l’autre en suivant un angle spĂ©cifique. Plusieurs techniques de pliage existent dont le pliage Ă  la presse plieuse, le pliage avec correction et le pliage en l’air. [10] Consultez notre article sur le pliage de l’aluminium et le feuillard technique sur le pliage et le cintrage du CQRDA pour plus d’infos. Profilage C’est un procĂ©dĂ© de fabrication de profilĂ© qui produit un profilĂ© Ă  partir d’une tĂŽle, gĂ©nĂ©ralement enroulĂ©e sur une bobine. Le profilĂ© prend forme par le passage de la tĂŽle dans une succession d’outils rotatifs, formant autant de matrices et qui dĂ©forment progressivement la tĂŽle. [11] Repoussage Le repoussage de l’aluminium est un procĂ©dĂ© de formage utilisĂ© pour la production de formes symĂ©triques axialement par une combinaison de force et de rotation. Il s’agit d’un procĂ©dĂ© de dĂ©formation ponctuelle oĂč un disque mĂ©tallique, une piĂšce cylindrique ou une prĂ©forme est poussĂ© contre un mandrin concentrique en rotation par un outil au bout arrondi. Consultez notre article sur le repoussage de l’aluminium pour plus d’infos. Moulage Le moulage est un procĂ©dĂ© de fabrication qui consiste Ă  obtenir une piĂšce de gĂ©omĂ©trie complexe en coulant un mĂ©tal en fusion dans un moule. La piĂšce est ensuite retirĂ©e du moule lorsque le mĂ©tal est solidifiĂ©. Les procĂ©dĂ©s de moulage sont regroupĂ©s en plusieurs familles le moulage au sable, le moulage en moules permanents, le moulage sous pression et le moulage Ă  la cire perdue. [13] [14] L’aluminium est un mĂ©tal trĂšs intĂ©ressant pour les procĂ©dĂ©s de moulage dĂ» Ă  sa faible tempĂ©rature de fusion qui est de 660°C comparativement Ă  1450°C pour l’acier. Cela permet de faire des Ă©conomies notables en consommation d’énergie. Cette faible tempĂ©rature de fusion permet d’utiliser l’acier pour fabriquer des moules permanents. [15] L’aluminium possĂšde deux catĂ©gories d’alliage les alliages corroyĂ©s et les alliages de fonderie. Les alliages de fonderie ont une plus forte teneur en Ă©lĂ©ments d’alliage pour augmenter notamment leur coulabilitĂ©. Ils peuvent aussi diminuer les risques des fissurations Ă  chaud et rĂ©duire les cavitĂ©s de retrait. [16] Consultez notre article sur le moulage de l’aluminium et le feuillard technique sur le moulage 1Ăšre partie 2e partie du CQRDA pour plus d’infos. ProcĂ©dĂ©s de moulage Moulage en coquille moule permanent Dans ce procĂ©dĂ©, le moule est mĂ©tallique. Celui-ci prend la forme extĂ©rieure de la piĂšce Ă  crĂ©er. L’alliage d’aluminium liquide est versĂ© dans la cavitĂ© nommĂ©e empreinte. Le remplissage se fait par gravitĂ©. [17] Moulage sous pression die casting L’alliage d’aluminium liquide est injectĂ© Ă  une pression de 70 Ă  100 MPa dans l’empreinte du moule Ă  l’aide d’un piston. L’opĂ©ration est rapide, soit d’environ 0,1 seconde en moyenne. [18] Moulage au sable Ă  vert ou durci Ă  froid no-bake Le moulage au sable se dĂ©cline en deux versions Ă  vert ou durcit Ă  froid. Le moulage Ă  vert utilise un lien minĂ©ral bentonite + eau Le moulage durci Ă  froid utilise comme lien une rĂ©sine organique. Moulage Ă  cire perdue L’avantage du moulage Ă  cire perdue est de pouvoir crĂ©er des piĂšces complexes qui ne pourraient pas ĂȘtre moulĂ©es autrement, monoblocs avec une excellente tolĂ©rance dimensionnelle ainsi qu'un excellent finit de surface. Le principe est de mouler des piĂšces en cire assemblables entre elles. [19] Forgeage liquide squeeze casting Le forgeage liquide ou squeeze casting » est un procĂ©dĂ© qui consiste Ă  couler lentement des piĂšces Ă©paisses d’aluminium sous trĂšs haute pression, dans un moule. Consultez le feuillard technique du pour plus d’infos. Moulage Ă  mousse perdue loss foam Peu utilisĂ©, ce procĂ©dĂ© se distingue par l’absence de noyau. Le modĂšle en polystyrĂšne brĂ»le au contact du mĂ©tal liquide lors du remplissage du moule. Moulage semi-solide Dans ce procĂ©dĂ©, le matĂ©riau est Ă  l’état semi-solide. Les piĂšces en alliage d’aluminium moulĂ©es sont surtout utilisĂ©es pour des applications structurales. À la tempĂ©rature de l’état semi-solide, l’alliage est injectĂ© dans un moule. Puisque la viscositĂ© du mĂ©tal est supĂ©rieure et que le dĂ©bit d’injection est plus lent, le remplissage du moule se fait avec trĂšs peu de turbulence. D’ailleurs, les piĂšces produites ont une porositĂ© presque nulle. [20] Ablation TrĂšs rare, ce procĂ©dĂ© coule le mĂ©tal dans un moule en sable au liant soluble dans l'eau. Avant la solidification complĂšte de l'aluminium, des jets d’eau dissolvent le sable et refroidissent rapidement la piĂšce, lui confĂ©rant d'excellentes propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques. Usinage L’usinage est un procĂ©dĂ© qui consiste Ă  enlever de la matiĂšre sous forme de copeaux afin d’obtenir les gĂ©omĂ©tries dĂ©sirĂ©es. Les opĂ©rations d’usinage sont regroupĂ©es en trois familles l’usinage conventionnel, l’usinage par abrasion et l’usinage non-traditionnel. La diffĂ©rence entre ces trois familles d’usinage rĂ©side principalement dans le type d’outil utilisĂ©. Il est possible de faire de l’usinage grossier et de l’usinage de finition Ă  haute prĂ©cision. [21] L’aluminium est un mĂ©tal intĂ©ressant pour les procĂ©dĂ©s d’usinages pour plusieurs raisons. PremiĂšrement, les vitesses de coupe sont plus Ă©levĂ©es pour l’aluminium que pour les alliages d’acier; il est alors plus rapide d’usiner une piĂšce en aluminium. De plus, l’aluminium a une bonne conductivitĂ© thermique, ce qui rĂ©duit la tempĂ©rature des copeaux et de la pointe des outils de coupe. Cette rĂ©duction de tempĂ©rature augmente considĂ©rablement la durĂ©e de vie de l’outil. Il est aussi Ă©conomique en consommation d’énergie d’usiner l’aluminium; la puissance nĂ©cessaire pour usiner l’aluminium est de deux Ă  cinq fois plus faible que celle nĂ©cessaire pour usiner les alliages d’acier. [22] Tous les alliages d’aluminium sont usinables. Cependant, il est possible que l’opĂ©ration d’usinage modifie la trempe de la piĂšce. Il est recommandĂ© d’effectuer l’usinage grossier avant la trempe, car la gĂ©nĂ©ration de chaleur peut affecter les trempes. En gĂ©nĂ©ral, l’usinage de finition ne gĂ©nĂšre pas suffisamment de chaleur pour affecter la trempe. [23] ProcĂ©dĂ©s d'usinage Coupage jet d’eau La dĂ©coupe se fait Ă  l’aide d’un jet d’eau de haute pression ou un mĂ©lange Ă  base d’eau et d’une substance abrasive. Le dĂ©coupage par jet d’eau abrasif permet de couper des matĂ©riaux durs et de grande Ă©paisseur. Lorsque le matĂ©riau est sensible aux hautes tempĂ©ratures, ce type de dĂ©coupe est prĂ©conisĂ©. Ce procĂ©dĂ© est utilisĂ© dans l’industrie miniĂšre et l’industrie aĂ©rospatiale. [25] Meulage Ă  haute vitesse Aussi appelĂ© usinage par abrasion, le meulage consiste Ă  retirer de la matiĂšre de la surface d’une piĂšce par abrasion. Cet outil est constituĂ© de particules abrasives et d’un agglomĂ©rant. Meulage, Rodage Cette technique permet d’obtenir une surface commune Ă  deux piĂšces. C’est un procĂ©dĂ© par abrasion. Usinage Ă  haute vitesse Puisque la vitesse de coupe est extrĂȘmement Ă©levĂ©e, la chaleur n’a pas le temps de se propager dans la piĂšce. Cela permet de rĂ©duire le temps d’usinage et d’augmenter la productivitĂ©. Usinage Ă  sec et semi-sec En utilisant un jet d’air comprimĂ©, la chaleur est Ă©vacuĂ©e avec le copeau. Une lubrification de refroidissement n’est donc pas nĂ©cessaire. [26] Usinage perçage, dĂ©coupage, tournage, filetage, brochage, rabotage, alĂ©sage Les opĂ©rations d’usinages mentionnĂ©es ci-dessus modifient l’aluminium en y retirant de la matiĂšre Ă  l’aide de diffĂ©rents outils. Le perçage et le dĂ©coupage modifient physiquement la forme de l’aluminium. Avec le tournage, il est possible d’obtenir des piĂšces de forme cylindrique ou conique. En ce qui concerne le filetage, cette mĂ©thode permet de former un ou plusieurs filets. Le brochage permet d’agrandir un trou circulaire Ă  une forme non circulaire plus grande. Une broche peut former une courbe ou une rainure. Le rabotage consiste Ă  amĂ©liorer la planĂ©itĂ© de la surface ou Ă  diminuer l’épaisseur de la piĂšce Ă  l’aide d’un mouvement rectiligne d’une raboteuse sur une table. L’alĂ©sage consiste Ă  modifier l’intĂ©rieur d’un cylindre; il s’agit gĂ©nĂ©ralement de rĂ©gulariser l’intĂ©rieur d’un tube, d’un trou. Usinage assistĂ© par laser Le laser permet de couper l’aluminium avec une grande prĂ©cision. Entre autres, les feuilles d’aluminium sont souvent coupĂ©es au laser. Le faisceau de celui-ci dĂ©coupe en continu et permet une finition uniforme. RĂ©fĂ©rences[1] Groover, 2010. Fundamentals of Modern Manufacturing, materials, processes and systems 4e Edition. Hoboken, NJ John Wiley & sons, Inc. p. 383[2] Beaulieu, D. 2013. Les caractĂ©ristiques de l’aluminium structural 2e Ă©dition. Chicoutimi, QuĂ©bec Les Presses de l’aluminium. BaĂŻlon, Dorlot, 2000 Des matĂ©riaux 3e Edition. Canada Presse internationale Polytechnique. p. 512[4] M. Duval. 2015. L’emboutissage de l’Aluminium. En ligne. RepĂ©rĂ© Ă  ACB. 2016. Formage Ă  chaud. En ligne. RepĂ©rĂ© Ă  Laisseterre. 2016. Quel est le formage Ă©lectromagnĂ©tique? En ligne. RepĂ©rĂ© Ă  Aurock. 2015. 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Le moulage en coquille procĂ©dĂ© de rĂ©alisation de piĂšces mĂ©talliques. Document PDF. RepĂ©rĂ© Ă  MRG. 2017. Moulage sous pression. En ligne. RepĂ©rĂ© Ă  < Technologie, Sciences de l’IngĂ©nieur et des Techniques Industrielles 2009. Le moulage Ă  la cire perdue. Document PDF. RepĂ©rĂ© Ă  Conseil national de recherches Canada – Institut des matĂ©riaux industriels. 2012. Moulage des mĂ©taux Ă  l’état semi-solide. Document PDF. RepĂ©rĂ© Ă  Groover, 2010. Fundamentals of Modern Manufacturing, materials, processes and systems 4e Edition. Hoboken, NJ John Wiley & sons, Inc. The Aluminum Association 1975. Forming and Machining Aluminum. Washington, The Aluminum Association. Groover, 2010. Fundamentals of Modern Manufacturing, materials, processes and systems 4e Edition. Hoboken, NJ John Wiley & sons, Inc. Consei national de recherche Canada. 2006. 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