Et si la mort n'existait pas " : une vidĂ©o toute rĂ©cente Le sens de la mort Ă  reconsidĂ©rer ? Peut-ĂȘtre nous est-il arrivĂ© un jour ou l'autre de songer que, dĂšs le jour de notre naissance, s'est mis en route quelque part, en coulisse, un invisible sablier rĂ©gissant la durĂ©e de notre incarnation, implacable compte Ă  rebours dont le fondement et le dĂ©roulement nous Ă©chappent pour l
Jusqu'Ă  un passĂ© rĂ©cent, le cimetiĂšre au Ă©tait rĂ©uni l'ensemble d'une famille Ă©tait le lieu de destination Ă©vident de son propre corps aprĂšs sa propre mort. Aujourd'hui, cela ne va plus de soi... AFP/ANDRE DURAND Le tabou de la mort est un fait contemporain. Parmi les questions qu'il soulĂšve et auxquelles il semble de plus en plus difficile de rĂ©pondre "OĂč vais-je me faire enterrer? OĂč enterrer mon pĂšre, ma mĂšre?" La rĂ©ponse allait encore de soi dans un passĂ© rĂ©cent, plus aujourd'hui... Pour quelle raison? Le rattachement Ă  une territorialitĂ© n'est plus une Ă©vidence, en effet, et la mort n'y Ă©chappe pas. Jusqu'Ă  un passĂ© rĂ©cent, disons avant la deuxiĂšme guerre mondiale, le cimetiĂšre oĂč Ă©tait rĂ©uni l'ensemble d'une famille Ă©tait forcĂ©ment le lieu de destination de son propre corps aprĂšs sa propre mort. On n'avait mĂȘme pas Ă  y penser. Il Ă©tait au bout du village, c'est lĂ  qu'on serait un jour. Tout ceci n'est plus une Ă©vidence. Ce phĂ©nomĂšne tient Ă  plusieurs raisons qui se conjuguent l'urbanisation - nous sommes passĂ©s de la sociĂ©tĂ© du village Ă  celle de l'agglomĂ©ration urbaine ; l'Ă©clatement des familles ; le fait que la profession exercĂ©e ne se fait plus dans le pĂ©rimĂštre du lieu de naissance, les dĂ©placements devenant la rĂšgle. Un jour, vous ĂȘtes mutĂ© Ă  Tokyo, le lendemain Ă  Metz... Tout devient plus compliquĂ©. VoilĂ  pour les aspects socio-dĂ©mographiques, les transformations objectives des modes de vie. Au-delĂ , qu'est-ce que cela traduit de notre rapport Ă  la mort?Notre sociĂ©tĂ©, c'est une banalitĂ© de le dire, ne se penche plus beaucoup sur la mort. Plus tard on y pense, mieux c'est. L'essor de la crĂ©mation tient aussi Ă  cela, d'ailleurs, entre autres raisons. On n'est plus attachĂ© Ă  un territoire, donc cela fait moins de sens d'ĂȘtre enterrĂ© Ă  tel ou tel endroit. Le lieu d'inhumation a moins de signification que par le passĂ©. Jusqu'Ă  ce qu'on interdise, il y a quelques annĂ©es, la possibilitĂ© de conserver l'urne chez soi, on pouvait de la sorte disposer de ses cendres comme on le voulait, ce qui rendait la mort comme hors lieu, hors du cimetiĂšre, lequel est aussi un espace collectif. On pouvait se dire "Le lieu des morts n'est pas celui de mon mort". Symptomatique d'un certain dĂ©sarroi social. Ramener le mort chez soi, c'est aller contre la rĂšgle fondamentale de la ritualitĂ© funĂ©raire, qui veut qu'on se sĂ©pare des morts. Ce dĂ©tachement de la territorialitĂ© est rĂ©cent, dites-vous. Oui, un saut a Ă©tĂ© franchi rĂ©cemment, mĂȘme s'il se prĂ©parait sans doute de longue date, et on peut le voir, lĂ  encore, Ă  travers la crĂ©mation. L'Eglise catholique a levĂ© l'interdiction de la crĂ©mation aprĂšs la deuxiĂšme guerre mondiale, relativement rĂ©cemment, donc. Dans les annĂ©es 1970, personne n'aurait alors imaginĂ© qu'elle progresserait comme elle l'a fait Ă  partir des annĂ©es 1990. Aujourd'hui, un peu plus d'un Français sur deux l'envisage. Dans les annĂ©es 1970 et 1980, la crĂ©mation relevait d'une certaine vision du monde, d'une posture militante. A prĂ©sent, elle n'apparaĂźt plus comme un choix diffĂ©renciĂ© mais comme un option qui dĂ©coule aussi de ce dĂ©tachement du territoire et de cette logique d'urbanisation qui caractĂ©rise notre culture globale. On trouve des maisons funĂ©raires mĂȘme hors des grandes villes, mĂȘme Ă  Sainte-Foy-la-Grande ! On peut se dire que c'Ă©tait rassurant, en quelque sorte, de savoir que l'on reposerait Ă  tel endroit un jour... Qu'engendre cette incertitude nouvelle?Offre limitĂ©e. 2 mois pour 1€ sans engagement La ritualitĂ© funĂ©raire n'est pas seulement une coutume, elle agit aussi sur l'Ă©quilibre socio-psychique des personnes. Elle s'inscrit dans notre mĂ©moire collective. Ces changements nous questionnement Ă©videmment trĂšs profondĂ©ment par rapport Ă  notre propre finitude, nos relations avec nos proches... Comment pourra-t-on Ă©tayer un souvenir s'il n'est plus rattachĂ© Ă  un lieu, transmettre une mĂ©moire familiale? Autant de questions qui se posent. Nous faisons comme si tout ceci tout Ă©tait indiffĂ©rent, mais ce n'est pas vrai. Nous ne sommes pas indiffĂ©rents Ă  notre propre devenir. Nous avons besoin de nous reprĂ©senter cet irreprĂ©sentable et nous ne pouvons pas faire n'importe quoi de notre propre corps, dans l'indiffĂ©rence de la souffrance de nos proches. Une Ă©volution notable, par ailleurs des entreprises funĂ©raires proposent de plus en plus, sur leur site Internet, d'aller se recueillir virtuellement, en photo, sur la tombe d'un proche, d'aller visiter le cimetiĂšre, de payer des fleurs qui y seront dĂ©posĂ©es... On met au point des services censĂ©s combler la distance physique "Je suis Ă  Bordeaux, mon pĂšre est enterrĂ© Ă  Strasbourg..." La ritualitĂ© funĂ©raire serait donc moins importante, aux yeux des Français?Pas du tout, et c'est aussi toute la question. La Toussaint, on le voit bien, reste un jour trĂšs important c'est l'un des jours oĂč il y a le plus de circulation en France, ce qui veut dire que les gens se dĂ©placent. C'est aussi l'un des jours oĂč l'on achĂšte le plus de fleurs. Ce n'est donc pas du tout indiffĂ©rent. Le fait de ne plus savoir oĂč l'on va ĂȘtre enterrĂ© est plus marquĂ© Ă  la ville qu'Ă  la entendu. Dans les villages, on est encore enterrĂ© de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration et on y trouve encore une prĂ©sence des signes sociaux de la mort, une sonoritĂ© le clocher du village, le glas..., qu'on n'a plus en ville, oĂč la mort n'est plus perceptible. Voyez le corbillard et l'Ă©cart de culture entre ce qu'on peut en voir aujourd'hui et ce qui en est montrĂ©, par exemple, dans Le Corbeau, le film de Clouzot, qui ne date pas non plus du Moyen Age ! Tout le village qui processionne derriĂšre le corbillard tirĂ© par des chevaux... Dans mon enfance, le corbillard Ă©tait un vĂ©hicule noir qui roulait lentement en bordure du trottoir, n'occupait pas le centre de la chaussĂ©e. Aujourd'hui, il se mĂȘle Ă  la circulation, comme les autres vĂ©hicules. La mort Ă©tait inscrite dans le paysage, dans l'espace partagĂ©, elle ne l'est plus. ConsĂ©quence de son refoulement?Oui, ou de son dĂ©ni. Le grand anthropologue Louis-Vincent Thomas parlait, lui, de "dĂ©ni de la mort", expression qui ne signifiait pas seulement le refus ou la peur de la mort mais le fait de faire comme si elle n'existait pas, n'avait aucune importance. Attitude encore plus Ă©trange que la simple peur ou le refus, et qui nous est contemporaine, car elle n'a jamais existĂ© auparavant, Ă  aucun moment de l'Histoire. Or notre rapport Ă  la vie est en rapport Ă  la mort. Quand les choses ne sont plus parlĂ©es, plus signifiĂ©es, quand tout a l'air flottant, incertain, on perd des repĂšres essentiels. On peut aussi s'interroger, en matiĂšre de refoulement, sur la gĂ©nĂ©ralisation des cimetiĂšres pĂ©riurbains, crĂ©es dans les annĂ©es 1980, qui sont souvent des lieux isolĂ©s, Ă  l'Ă©cart de la ville, et esthĂ©tiquement, situĂ©s dans des zones de relĂ©gation, entre le centre commercial et la dĂ©chetterie. Vous avez des panneaux oĂč celle-ci cĂŽtoie le crĂ©matorium, vous devez passer, pour y accĂ©der, par une montagne de pneus crevĂ©s ! Ce qui peut pousser Ă  s'interroger sur la façon dont les vivants traitent les morts. Pourquoi un tel manque de soin? Patrick Baudry est l'auteur de La Place des morts L'Harmattan, et Pourquoi des soins palliatifs ? Ă©ditions ChĂątelet-Voltaire, 2013 Patrick Baudry est l'auteur de La Place des morts L'Harmattan, et Pourquoi des soins palliatifs ? Ă©ditions ChĂątelet-Voltaire, 2013 Delphine Saubaber Les plus lus OpinionsLa chronique de Sylvain FortPar Sylvain FortLa chronique du Pr Gilles PialouxPar le Pr Gilles PialouxLa chronique de Pierre AssoulinePierre AssoulineEditoAnne Rosencher Cefilm prĂ©sente les Ă©tudes scientifiques et les diffĂ©rents phĂ©nomĂšnes observĂ©s autour de la mort (EMI, dĂ©corporations, contacts avec les dĂ©funts, visions des mourants, ) et rĂ©unit pour la premiĂšre fois un grand OĂč en est la science sur cette question fondamentale? TĂ©moignages, expĂ©riences, avis ... Faites vous votre opinion!!Mots clĂ©s expĂ©riencedemortimminente, coma, sortiedecorps, Ăąme, conscience, medium, VidĂ©o ajoutĂ©e le 16/01/19 44
Vieet mort d’un complotiste. Patrick LagacĂ© La Presse. Je cite Bernard Lachance, figure de proue du conspirationnisme quĂ©bĂ©cois : « Les pandĂ©mies n’existent pas. Ni
LIBRE EXPRESSION Cet article ambitionne en toute humilitĂ© d’apporter quelques Ă©lĂ©ments d’information supplĂ©mentaires au dĂ©bat, Ă  propos de cette dĂ©licate question de la mort subite du nourrisson et poursuit un hypothĂ©tique dĂ©but d’explication. RĂ©sumĂ© Nous prĂ©sentons une hypothĂšse explicative de la mort subite du nourrisson qui rĂ©sulterait d’un phĂ©nomĂšne de trop plein de vie » par sommation d’énergie neuronale engendrant un embrasement cĂ©rĂ©bral ou stress endogĂšne liĂ© au fonctionnement des neurones conjuguĂ© Ă  une source de stress exogĂšne engendrĂ©e par la peur acquise du bĂ©bĂ© de se retrouver dans le noir, isolĂ© dans sa chambre. Nous Ă©tayons notre raisonnement en fonction des travaux de Rodolpho Llinas USA et d’une conception tirĂ©e d’un connexionisme radical de la mĂ©moire Francisco Varela et Guy Tiberghien, France. Llinas a dĂ©couvert, dans le systĂšme thalamique par exemple, des neurones qui, en l’absence de toute stimulation extĂ©rieure, oscillent par eux-mĂȘmes. Les frĂ©quences sont trĂšs prĂ©cises 10 ou 40 Hertz. Or ces oscillateurs neuronaux sont capables d’entraĂźner leurs voisins et dĂ©velopperaient, selon notre thĂšse, un embrasement neuronal radical » dĂšs lors que la peur acquise du bĂ©bĂ© subissant les secousses de ses rythmes cĂ©rĂ©braux exacerbĂ©s lors du sommeil sismique » ne serait pas rĂ©gulĂ©. La mort surviendrait, mettant fin au stress de ces deux sources dĂ©sorganisantes le cerveau est embrasĂ©, la demande alimentaire des neurones accĂ©lĂšre le cƓur et les poumons, la peau dĂ©gage de la sueur du fait de l’excĂšs de tempĂ©rature crĂąnienne et la mort peut survenir. Notons que la dĂ©finition du stress est proche de cette description toutes demandes faites Ă  l’organisme » selon Hans SelyĂ©. Et ces demandes seraient excessives par rapport Ă  l’immaturitĂ© physiologique et aux possibilitĂ©s organico-psychologiques du bĂ©bĂ© qui prĂ©senterait des difficultĂ©s pour y faire face. Selon notre hypothĂšse cette capacitĂ© d’entraĂźnement des cellules nerveuses ou des rĂ©seaux neuronaux solidaires serait impliquĂ©e dans l’embrasement » neuronal chaotique. Les notions de chaos, d’ordre et de dĂ©sordre en biologie seraient sous-jacentes Ă  nos considĂ©rations et hypothĂšses. Celles-ci pourraient inciter les chercheurs Ă  orienter leurs investigations dans cette voie qui postule aucune anomalie a priori. Les cultures traditionnelles » africaine, indienne et asiatique qui prĂ©cĂšdent et accompagnent l’endormissement du bĂ©bĂ© bercements et promiscuitĂ© nocturne entre les parents et le bĂ©bĂ©, seraient sous-tendues par des attitudes rassurantes pour le bĂ©bĂ© et rĂ©gulantes du point de vue des rythmes cĂ©rĂ©braux et de leur ontogenĂšse, Ă©quivalente Ă  une sorte d’accordage homĂ©ostatique bio-culturel entre le bĂ©bĂ© et son environnement. Depuis les annĂ©es 2002, la mort subite inexpliquĂ©e du nourrisson serait liĂ©e Ă  une insuffisance respiratoire du fait de la position du bĂ©bĂ© couchĂ© sur le ventre ; il se trouverait alors sous-ventilĂ©, la peau Ă©tant considĂ©rĂ©e comme un organe de ventilation. De plus, le poids du corps comprimant les poumons, la respiration entravĂ©e partiellement, la mort surviendrait du fait de cette insuffisance, d’oĂč la recommandation faite actuellement aux parents de ne pas le coucher ainsi. D’aprĂšs les observations recueillies, 50 Ă  75 % des morts subites du nourrisson seraient ainsi Ă©vitĂ©es 25. La cause de la mort attribuĂ©e Ă  une hypoventilation est partiellement explicative car elle ne prend pas en compte les autres 50 Ă  25 % restants, de plus elle prĂ©sente un effet et non une cause 3. Ce sujet nous a mobilisĂ© en tant que psychothĂ©rapeute ayant eu Ă  accompagner des parents qui ont perdu subitement un enfant. Voici une quinzaine d’annĂ©es nous avancions une tentative d’investigation publiĂ©e dans un ouvrage 26 datant de 1987 portant sur la santĂ© des enfants qui intĂ©grait la constatation de l’hypo-ventilation pulmonaire en l’articulant Ă  une approche de causes impliquant de multiples facteurs. Cette articulation fut prĂ©sentĂ©e comme une nouvelle hypothĂšse explicative en 1988, lors d’un colloque europĂ©en organisĂ© par la FĂ©dĂ©ration des associations NaĂźtre et vivre » association de Parents qui ont perdu un enfant par mort subite 37. Notre hypothĂšse s’affranchissait de prĂ©jugĂ©s qui Ă©voquaient la recherche d’une pathologie a priori. Notre tentative d’explication de la mort subite du nourrisson pouvait ĂȘtre envisagĂ©e suivant la double articulation d’une conjonction de deux origines endogĂšne et exogĂšne. Nous voulons prĂ©senter cette hypothĂšse aujourd’hui encore d’une part nous imaginons un phĂ©nomĂšne de trop plein de vie » par sommation d’énergie neuronale ou stress endogĂšne liĂ© au fonctionnement des neurones conjuguĂ© Ă  une source de stress exogĂšne engendrĂ©e par la peur acquise du bĂ©bĂ© de se retrouver dans le noir, isolĂ© dans sa chambre. 1 Source endogĂšne Il faut tout d’abord dire que le cerveau est extrĂȘmement stimulĂ© intrinsĂšquement, indĂ©pendamment des influences extĂ©rieures. Ces stimulations se traduisent en tracĂ©s que nous visualisons grĂące Ă  l’électroencĂ©phalogramme EEG, mĂȘme lorsque le sujet dort. Ses paupiĂšres battent et l’on constate des saccades plus ou moins violentes dans les membres. Les Ă©nergies de la cellule nerveuse ou neurone de nature pulsative sont Ă  la base de l’action, elles ont des assises bio-physiologiques particuliĂšrement complexes intĂ©grĂ©es dans l’organisation Ă©mergente du corps. L’ensemble des cellules d’un organisme n’est pas une collection arbitraire, il est organisĂ© par des communications molĂ©culaires, hormones, mĂ©diateurs immunitaires
selon une dynamique autopoĂŻĂ©tique c’est-Ă -dire l’auto-production selon Francisco Varela. La vie est rĂ©vĂ©lĂ©e si et seulement si la cellule, au sens Ă©tymologique du terme, produit des briques pour construire la frontiĂšre qui l’enceint.» Jean-Pierre Changeux semble aussi se rallier Ă  cette conception C’est peut-ĂȘtre une des propriĂ©tĂ©s les plus caractĂ©ristiques de la matiĂšre que de s’organiser de façon spontanĂ©e en assemblages Ă  la fois multiples et dĂ©finis, pour devenir, Ă©tape aprĂšs Ă©tape, une matiĂšre pensante » ». 6 p. 58. Cette notion, nous devrions la retrouver lorsque nous posons la question des fonctions des impulsions neuronales articulĂ©es aux biorythmes 12 et Ă  l’homĂ©ostasie 2. Avec les technologies de plus en plus sophistiquĂ©es et prĂ©cises d’exploration du cerveau, la prĂ©sence de l’électricitĂ© cĂ©rĂ©brale est dĂ©sormais mieux connue. Ce qui l’est moins, c’est l’ordre et la rĂ©gularitĂ© d’intensitĂ© des diffĂ©rentes ondes Ă©lectriques sĂ©lectionnĂ©es par l’évolution qu’il a Ă©tĂ© convenu d’appeler Alpha, BĂȘta ou Gamma. Avec l’étude de plus en plus prĂ©cise de la biochimie de la cellule nerveuse, de la production Ă©nergĂ©tique et de la propagation des ondes Ă©lectriques, le mystĂšre de l’influx nerveux se dĂ©voile progressivement. Cependant, des questions restent en suspens si les cellules nerveuses sont capables de produire spontanĂ©ment des impulsions Ă©lectriques, on peut s’interroger alors sur leur devenir. La communication dans le rĂ©seau nerveux s’effectue sous forme d’ondes solitaires qui circulent le long des nerfs d’un point Ă  l’autre du rĂ©seau. Concernant l’activitĂ© spontanĂ©e intrinsĂšque » Ă  la cellule nerveuse, le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux soulignait en 1983 5 Qu’un neurone tienne seul un tel langage, voilĂ  qui ne va pas sans s’entourer d’un certain mystĂšre. » Ces impulsions nerveuses animent le cerveau et le corps tout entier car les neurones sont reliĂ©s aux moto-neurones qui eux-mĂȘmes dĂ©bouchent sur des plaques motrices, lieux de stimulation des muscles. J-P Changeux, qui utilisait l’expression esprits frappeurs» 5 pour Ă©voquer ce phĂ©nomĂšne des impulsions cĂ©rĂ©brales, rĂ©-envisage la question 20 ans plus tard 6, voir L’activitĂ© spontanĂ©e du cerveau » pp. 40 Ă  43. Il paraĂźt plausible, dit-il, qu’une telle activitĂ© spontanĂ©e joue un rĂŽle central dans plusieurs mĂ©canismes propres au dĂ©veloppement cĂ©rĂ©bral et, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, dans l’acquisition des connaissances ainsi que dans la mise Ă  l’épreuve de leur vĂ©ritĂ© », 6p. 43. Ces impulsions spontanĂ©es nous intriguent d’autant plus que parfois, sans savoir pourquoi, leur intensitĂ© est telle qu’elle provoque des saccades violentes au niveau pĂ©riphĂ©rique des muscles en mouvements brusques, des palpitations cardiaques, une augmentation considĂ©rable de la respiration, des variations des cycles endocriniens
 si bien que certains neurobiologistes comme JoĂ«lle Adrien et Danielle BenoĂźt Inserm, UnitĂ© 03 PitiĂ©-SalpĂ©triĂšre ont voulu qualifier les variations de ces oscillations cĂ©rĂ©brales d’énergies sismiques» observĂ©es chez des chatons et ratons nouveau-nĂ©s. JoĂ«lle Adrien, consultĂ©e en 1985 prĂ©alablement Ă  nos travaux sur cette question et Ă  leur prĂ©sentation Ă  ce colloque de NaĂźtre et Vivre », avait suggĂ©rĂ© d’appeler en effet le sommeil agitĂ© du bĂ©bĂ© sommeil sismique du nouveau-nĂ© » 1. Cette chercheuse voulait de ce fait insister sur les dĂ©flagrations Ă©nergĂ©tiques violentes qui s’animaient lors du sommeil du nouveau-nĂ© et du nourrisson alors que les rythmes circadiens de 24 heures du bĂ©bĂ© ne sont pas encore adaptĂ©s accordĂ©s aux variations pĂ©riodiques de l’environnement marquĂ©es par l’alternance du jour et de la nuit. Quand nous savons que le bĂ©bĂ© dort 90 % de son temps pour se rĂ©guler et s’adapter progressivement, ceci veut dire que pratiquement il est constamment sous l’influence de ce sĂ©isme durant ses premiers mois de vie, cĂ©rĂ©bralement et corporellement. D’ailleurs, on observe que certains bĂ©bĂ©s peuvent prĂ©senter un sommeil extrĂȘmement agitĂ© sans souffrir d’anomalie pour autant. La question de fond pour avancer sur le versant de l’innĂ© des biorythmes serait de savoir si ces propriĂ©tĂ©s oscillantes sont intrinsĂšques au substrat neuronal ou rĂ©sultent du contact avec le monde extĂ©rieur. D’autres questions intĂ©ressent les neurobiologistes quelles sont les zones du cerveau impliquĂ©es dans ces oscillations ? Quelles distinctions doit-on Ă©tablir entre oscillations et synchronisations ? Nous Ă©tayons maintenant notre raisonnement en fonction des travaux de Rodolpho Llinas USA 22. Ce neurobiologiste a dĂ©couvert, dans le systĂšme thalamique par exemple, des neurones qui, en l’absence de toute stimulation extĂ©rieure, oscillent par eux-mĂȘmes. Les frĂ©quences sont trĂšs prĂ©cises 10 ou 40 Hertz. Or ces oscillateurs neuronaux sont capables d’entraĂźner leurs voisins. Selon notre hypothĂšse cette capacitĂ© d’entraĂźnement serait impliquĂ©e dans l’embrasement » neuronal chaotique dont il va ĂȘtre question plus loin. Les notions de chaos, d’ordre et de dĂ©sordre en biologie sont certainement sous-jacentes Ă  nos considĂ©rations et hypothĂšses. On peut se reporter sur ce point aux travaux de Jacques Demongeot 9, chercheur au Grenoble, qui propose d’envisager la notion d’homĂ©ostasie conciliable avec la notion de chaos. Selon ce chercheur, ces deux notions antinomiques dans les annĂ©es 1980 pourraient ĂȘtre incorporĂ©es de nos jours Ă  une description de l’organisme vivant en gĂ©nĂ©ral et du systĂšme nerveux en particulier. On peut aussi se rĂ©fĂ©rer aux travaux portant sur la notion de chaos dĂ©terministe 8-9-10-11-12-14-20-30-32. Une idĂ©e s’impose actuellement associant ce dĂ©sordre » de l’activitĂ© spontanĂ©e des neurones contribuant Ă  une sorte de gĂ©nĂ©rateur de diversitĂ© » de type darwinien J-P. Changeux 1983 et Edelman 1987. Si ce dĂ©sordre n’existait pas, le cerveau humain et celui des grands singes serait fonctionnellement comme bridĂ© » par l’influence exogĂšne des stimuli du monde extĂ©rieur puisqu’on sait maintenant que l’influence de la rĂ©alitĂ© sur le cerveau code considĂ©rablement les circuits neuronaux par apprentissage par stabilisation sĂ©lective » 5. Le cerveau devrait conserver ainsi flexibilitĂ© fonctionnelle et adaptative, propriĂ©tĂ© de stockage 24 et capacitĂ© d’auto-organisation 35 grĂące Ă  cette activitĂ© spontanĂ©e. Cependant, est-il possible qu’un tel dĂ©sordre » chimique et Ă©lectrique D. Kondepudi et T. Buhse 20 puisse contribuer Ă  cet entretien » fonctionnel et ĂȘtre Ă©galement responsable de ratĂ©s » physiologiques comme les accidents vasculaires, infarctus, arrĂȘts respiratoires, mort subite du nouveau-nĂ© uniquement durant une pĂ©riode critique » des 6 Ă  7 premiers mois de vie ? Autant de faits cliniques qui surviennent pendant le sommeil et constituent de vĂ©ritables Ă©nigmes pour le mĂ©decin ou le biologiste. Michel Jouvet confirme que la respiration devient irrĂ©guliĂšre, la tension artĂ©rielle subit des variations brusques qui peuvent expliquer les accidents vasculaires, ramollissements ou infarctus survenant au cours du sommeil » 1984 16. Le pĂšre du stress, Hans Selye, avait recours Ă  la mĂ©taphore d’une chaĂźne que l’on Ă©tire par chacun des deux bouts pour Ă©valuer sa rĂ©sistance, C’est le maillon le plus faible qui va cĂ©der et non un autre ». 2 Source exogĂšne Nous avons pensĂ© que ce stress innĂ©, auto-produit intrinsĂšquement par le cerveau, l’enfant pouvait le ressentir Ă©galement Ă©motionnellement et en garder l’expĂ©rience Ă©prouvante en mĂ©moire 33. Nous avons Ă©galement pensĂ© que la mĂ©morisation de ces stress » innĂ©s liĂ©s Ă  une sorte de majoration » des Ă©nergies neuroniques innĂ©es lors du sommeil agitĂ© ou sismique pouvait se conjuguer par transduction et sommation aux Ă©nergies Ă©lectriques ou chimiques suscitant des sensations stressantes majorĂ©es par la peur du bĂ©bĂ© de se retrouver seul, dans le noir, et concourir Ă  une sorte de chaos » Ă©nergĂ©tique intĂ©rieur endogĂšne du fait d’absence de rĂ©gulation environnementale Les enfants dorment majoritairement isolĂ©s de leurs parents, ce qui n’est pas le cas en Afrique ou en Inde. Cette peur acquise devrait ĂȘtre considĂ©rĂ©e en elle-mĂȘme comme un Ă©tat mental dotĂ© d’intentionnalitĂ© intrinsĂšquement capable d’engendrer une dissociation chez le bĂ©bĂ©, dissociation entre son besoin et sa peur de dormir, et par la suite entre son dĂ©sir-plaisir de dormir qui n’arrive pas vraiment Ă  s’établir et sa contrainte apeurĂ©e Ă  dormir. Il faut savoir que dĂšs que vous allumez la chambre du bĂ©bĂ© le trop plein d’énergie en phase sismique devrait s’échapper instantanĂ©ment et l’organisme se rĂ©guler immĂ©diatement dissipant la dissociation physiologique. Ceci explique que certains pĂ©diatres prĂ©conisent de laisser une petite lumiĂšre allumĂ©e rĂ©duisant la peur du bĂ©bĂ©. Sur le plan organique une telle Ă©motion devrait modifier rythmes cardiaque et pulmonaire. Ces ruptures de rĂ©gularitĂ© peuvent ĂȘtre assimilĂ©es Ă  ce qu’Albert Goldbeter, spĂ©cialiste international des biorythmes nomme par de l’incertain ». Des neurotransmetteurs, telle l’adrĂ©naline, dit-il, sĂ©crĂ©tĂ©s en rĂ©ponse Ă  des stimulations Ă©motionnelles, altĂšrent la permĂ©abilitĂ© de canaux ioniques impliquĂ©s dans la genĂšse du potentiel d’action cardiaque et, ce faisant, rĂ©duisent l’intervalle entre deux potentiels successifs, ce qui a pour effet d’accĂ©lĂ©rer le rythme ; D’autres neurotransmetteurs, comme l’acĂ©tylcholine, sĂ©crĂ©tĂ©s en rĂ©ponse Ă  d’autres stimuli, par exemple en situation de peur, ont l’effet inverse et dĂ©cĂ©lĂšrent le rythme cardiaque, au point parfois de le supprimer cf. l’expression mourir de peur ». De maniĂšre similaire le rythme de la respiration s’accĂ©lĂšre ou se ralentit en fonction des besoins ou sollicitations de l’organisme. Les machines rĂ©pĂ©titives changent ainsi de frĂ©quences dans la surprise ou dans l’effort
 Une intensitĂ© accrue des stimuli reçus par les organes sensoriels se traduit ainsi par une augmentation de la frĂ©quence des trains de potentiels d’action transmis vers le cerveau ». 2001, 12, pp 126-127. Citons Ă©galement J-P Changeux sur ce mĂȘme thĂšme de la transduction chimique et Ă©lectrique au niveau cĂ©rĂ©bral Parfois, le neurotransmetteur dĂ©borde de la synapse ; il diffuse Ă  des distances plus grandes et atteint de vastes populations de neurones. VoilĂ  qui peut concourir Ă  des processus physiologiques de grande ampleur tels que ceux qui se produisent Ă  l’échelle du cerveau dans les phĂ©nomĂšnes d’éveil ou de sommeil, dans l’effort mental ou les Ă©motions », 6, p 33. Quand les parents dorment avec leur bĂ©bĂ©, et que celui-ci est Ă  portĂ©e de main de la mĂšre ou du pĂšre ? dans un lit sĂ©parĂ©, il a Ă©tĂ© montrĂ© dans des conditions trĂšs codifiĂ©es expĂ©rimentalement que les parents observĂ©s adoptaient des comportements de rĂ©gulation de leur bĂ©bĂ© sans se rĂ©veiller eux-mĂȘmes ainsi que l’enfant. Il est intĂ©ressant de relever que dormir avec son enfant en bas Ăąge appelĂ© actuellement aux USA le co-sleeping » devient une pratique de plus en plus rĂ©pandue 15. On peut penser que cela procĂšde d’une rĂ©gulation intuitive et spontanĂ©e des parents, en quelque sorte liĂ©e au bon sens ». Pratique dont les mĂšres africaines, indiennes ou asiatiques semblent s’ĂȘtre aguerries depuis longtemps Voir sur ce point les travaux d’HĂ©lĂšne Stork 34. Le co-sleeping deviendrait-il une nouvelle norme ? Co-sleeping but not in the same bed ! La mort surviendrait mettant fin au stress de ces deux sources dĂ©sorganisantes le cerveau est embrasĂ©, la demande alimentaire des neurones accĂ©lĂšre le cƓur et les poumons, la peau dĂ©gage de la sueur du fait de l’excĂšs de tempĂ©rature crĂąnienne et la mort peut survenir. Notons que la dĂ©finition du stress est proche de cette description toutes demandes faites Ă  l’organisme » avons-nous dĂ©jĂ  vu. Et ces demandes seraient excessives par rapport aux possibilitĂ©s organico-psychologiques du bĂ©bĂ© qui prĂ©senterait des difficultĂ©s pour y faire face. Cette hypothĂšse ne devrait pas culpabiliser les parents car elle touche plus nos modes de vie qui ne seraient pas pensĂ©s consciemment en fonction des besoins des bĂ©bĂ©s et cela apparaĂźt d’autant plus Ă©vident que nous dĂ©couvrons la richesse des Ă©quipements qui fondent la sensorialitĂ© du bĂ©bĂ© pratiquement opĂ©rationnelle dĂšs la naissance, sur ce point voir les travaux d’Antonio Damasio, Jean Decety et encore ceux de Christian Marendaz 29. Nous aurions donc la conjonction de ces deux sources de stress », compte tenu des capacitĂ©s sensorielles et discriminatives 28-29 du bĂ©bĂ© liĂ©es Ă  son Ă©quipement sensoriel extrĂȘmement sophistiquĂ© sĂ©lectionnĂ© par l’évolution, d’une part, et d’autre part l’incapacitĂ© adaptative du nouveau-nĂ© de faire face Ă  cette forte demande de stimulation cĂ©rĂ©brale, majorĂ©e par une angoisse acquise liĂ©e Ă  la peur du noir et Ă  la remĂ©moration immĂ©diate de sa solitude dans sa chambre ressentie nĂ©gativement. Une recherche ultĂ©rieure pourrait consister Ă  tenter d’objectiver le vĂ©cu de ce sentiment compte tenu des travaux rĂ©cents sur l’empathie. Tout d’abord abordons le thĂšme complexe des oscillations cĂ©rĂ©brales, une pierre de touche dans nos considĂ©rations. Le mystĂšre des oscillations cĂ©rĂ©brales Le domaine de l’étude des oscillations et synchronisations cĂ©rĂ©brales est effectivement particuliĂšrement complexe. Il est conseillĂ© de tenter de s’en faire une idĂ©e globale avant d’entrer dans le dĂ©tail de l’approche analytique. On peut se reporter Ă  l’article de Christiane Holzhey qui dresse l’état des recherches sur ce thĂšme Le mystĂšre des oscillations cĂ©rĂ©brales », 1993 14. Pour approcher ce mystĂšre, nous allons tenter de nous dĂ©centrer » par rapport Ă  notre sujet d’étude et regarder dĂ©libĂ©rĂ©ment Ă  cĂŽtĂ© ». J-P Changeux et A Connes dans leur dialogue diraient des chercheurs Ils font des incursions dans des territoires Ă©trangers au problĂšme, tournent, contournent et bifurquent
 pour parvenir finalement au but » C’est ce que nous espĂ©rons. Des rapprochements peuvent-ils ĂȘtre Ă©tablis entre l’embrasement neuronal » dĂ©jĂ  postulĂ©, qui pourrait ĂȘtre sous-jacent Ă  plusieurs troubles graves tels que 1 les convulsions nĂ©onatales CNN, et 2 les terreurs nocturnes associĂ©es ou non Ă  certains dĂ©sordres » dits Ă©pileptiques » dans leurs formes ? Nous limiterons notre incursion Ă  ces deux domaines de recherche pour avancer des questions que nous pensons proches de celles que soulĂšve l’énigme de la mort subite du nourrisson. Nous cherchons Ă  savoir si le principe de cet embrasement neuronal se retrouve dans d’autres manifestations saines ou pathologiques. Autorisons-nous ces incursions uniquement Ă  des fins de questionnement. 1 Les convulsions nĂ©onatales ou CNN Conventionnellement dĂ©finies comme survenant dans les quatre premiĂšres semaines de vie, les convulsions nĂ©onatales constituent une pathologie neurologique frĂ©quente de 0,2 Ă  1,4% avec un taux Ă©levĂ© de mortalitĂ© 15% et de sĂ©quelles neurologiques 35% ou Ă©pileptiques 7 Ă  20%. Il est connu depuis longtemps que l’immaturitĂ© cĂ©rĂ©brale structures hĂ©misphĂ©riques non myĂ©linisĂ©es, substances profondes immatures, etc. explique la diffĂ©rence clinique d’expression des CNN par rapport Ă  celle de l’enfant plus ĂągĂ©. Selon le Dr Abderraouf Chabchoub Tunisie Les convulsions chez le nouveau-nĂ© sont difficiles Ă  reconnaĂźtre du fait de leur caractĂšre subtil et anarchique, mais l’utilisation de l’enregistrement EEG polygraphique couplĂ© Ă  des vidĂ©os, les Ă©tudes tomographiques CT Scann, IRM et les techniques de l’imagerie fonctionnelle, ainsi que les observations cliniques dĂ©taillĂ©es, ont conduit Ă  revoir la classification de ces crises et Ă  poser une question essentielle celle de leur nature Ă©pileptique ou non. » Le terme de convulsion est employĂ© pour dĂ©signer tout comportement anormal et paroxystique rĂ©alisant des mouvements brusques et involontaires de la musculature striĂ©e. Il peut s’agir de convulsions Ă©pileptiques ou non Ă©pileptiques souvent occasionnelles. Une crise Ă©pileptique est l’expression clinique d’une dĂ©charge hypersynchrone, qu’elle soit convulsive ou non. Si elle se rĂ©pĂšte, le risque de chronicisation serait Ă  craindre car depuis les travaux du chercheur YĂ©zĂ©kiel Ben-Ari et de son Ă©quipe INMED de Marseille-directeur de recherche Ă  l’INSERM UnitĂ© 29, une vision circule selon laquelle la crise engendre la crise ». Et nous rejoignons le versant de la maladie. Une Ă©pilepsie pathologique est actuellement dĂ©finie par la rĂ©currence des crises Ă©pileptiques avec des modifications intercritiques, un Ăąge de dĂ©but et une Ă©volution. Quant Ă  l’étiologie ou les Ă©tiologies ? des crises d’épilepsie, nous devrions progresser sur ce terrain avec l’apport des travaux de l’équipe de Marseille voir 2 et 23. Selon ce chercheur les crises proviendraient d’un dĂ©sĂ©quilibre entre excitation et inhibition dans un segment-clĂ© du neurone, la dendrite. Un grand pas semble ĂȘtre franchi dans la comprĂ©hension d’une forme frĂ©quente et grave d’épilepsie, l’épilepsie temporale qui reprĂ©sente 25 Ă  30 % des cas d’épilepsie. C’est la forme de la maladie la plus frĂ©quente chez l’adulte – l’épilepsie, dans ses diffĂ©rentes formes, touche 1 % de la population gĂ©nĂ©rale. En Ă©tudiant un modĂšle de cette maladie chez le rat, l’équipe de YĂ©zĂ©kiel Ben-Ari montre que les crises sont dues Ă  un dĂ©ficit d’inhibition de certains neurones du cerveau, les neurones pyramidaux de l’hippocampe, la rĂ©gion du cerveau atteinte dans cette Ă©pilepsie. Fait important ce dĂ©ficit d’inhibition touche sĂ©lectivement les dendrites de ces neurones. Les synapses inhibitrices de ces dendrites pourraient reprĂ©senter, Ă  l’avenir, une cible prioritaire des mĂ©dicaments anti-Ă©pileptiques. La question que nous aimerions poser Ă  ce chercheur serait de lui demander si la dĂ©faillance de l’inhibition serait d’ordre pathologique ou au contraire liĂ©e Ă  une trop grande intensitĂ© de stimulation en amont de ces dendrites difficilement rĂ©gulĂ©e par celles-ci ? Autre question Des formes d’épilepsie touchent-elles, les tout jeunes enfants ? Nos connaissances sont trĂšs limitĂ©es mais il est peut-ĂȘtre intĂ©ressant de mettre en parallĂšle ce point de vue selon lequel la crise entraĂźne la crise » avec nos dĂ©ductions concernant l’enfant en bonne santĂ© et heureux de vivre, lorsque nous disions Le dĂ©veloppement de l’enfant entraĂźne son dĂ©veloppement » 27
 Est-ce un antidote au chaos entropique ? 2 Les terreurs nocturnes La frĂ©quence des terreurs nocturnes rĂ©pĂ©titives se situe entre 1 et 3 % chez l’enfant de moins de 15 ans. Leur frĂ©quence est un peu plus Ă©levĂ©e, 6 %, chez les enfants d’ñge prĂ©scolaire. Selon Marie JosĂšphe Challamel France CNRS-Lyon Elles sont en fait probablement beaucoup plus frĂ©quentes chez l’enfant de moins de deux ans, mais passent inaperçues, les parents et les mĂ©decins trouvant tout Ă  fait normal qu’un nourrisson se mette Ă  hurler brutalement au cours de son premier sommeil. Les terreurs nocturnes sont plus frĂ©quentes chez les garçons et chez les enfants ayant des difficultĂ©s psychologiques. Elles sont favorisĂ©es par le stress, la fiĂšvre, les rythmes de sommeil irrĂ©guliers » 4. Nous ne pouvons pas nous empĂȘcher d’envisager, encore une fois, l’hypothĂšse de la prĂ©sence d’une hyper-excitation cĂ©rĂ©brale sous-jacente Ă  ces manifestations chaotiques. Classiquement, les terreurs nocturnes surviennent une Ă  trois heures aprĂšs l’endormissement ; elles peuvent survenir au cours d’une sieste longue. L’épisode est gĂ©nĂ©ralement unique. L’enfant s’assoit brutalement sur son lit, les yeux grands ouverts, fixes, en mydriase ; il hurle, est trĂšs Ă©rythrosique, plus rarement pĂąle ; l’on constate une tachycardie, une pilo-Ă©rection, une hyper-sudation, des difficultĂ©s respiratoires. L’enfant peut prononcer des paroles incohĂ©rentes, on ne peut pas le rĂ©veiller, il se dĂ©bat quand on le touche. Ces Ă©pisodes durent de quelques secondes Ă  parfois plus de 20 minutes. Du cĂŽtĂ© des parents. Pour calmer un enfant agitĂ© par des terreurs nocturnes ou des cauchemars, la trĂšs grande majoritĂ© des parents Ă©clairent la chambre de façon que l’enfant ouvre ses yeux. Les parents le prennent dans leurs bras pour qu’il s’y blĂŽtisse et d’une voix calme disent quelques mots apaisants. GĂ©nĂ©ralement, aprĂšs un bercement, l’enfant se rendort. La plupart des parents agissent ainsi. A partir de cet empirisme parental, cherchons Ă  explorer rationnellement les bases de leur attitude et de leur intuition. Ne sommes-nous pas dans le registre de l’empathie ? Que se passe-t-il sur le plan thĂ©orique ? Notre vision nous amĂšne Ă  analyser cette interaction de cette façon ReliĂ© au parent par l’intermĂ©diaire de ses sens, l’enfant se dĂ©charge de ses Ă©nergies sismiques ou chaotiques mobilisĂ©es pendant les terreurs nocturnes qui se trouvent ainsi drainĂ©es Ă  l’extĂ©rieur du corps 26. On peut parler d’accordage inconscient entre le parent et l’enfant agitĂ©. Nous pourrions parler de rĂ©gulation thermodynamique » sur le plan biologique et le parent exercerait sa fonction contenante » sur le plan psychique selon D. Meltzer ou Bion voir l’ouvrage Naissance Ă  la vie psychique » d’Albert Ciccone et Marc Lhopital 7 qui fait le point sur cette question. Ces attitudes parentales inconscientes de rĂ©gulation et d’accordage ne correspondent-elles pas au savoir intĂ©rieur de chacun, fruit de sa propre expĂ©rience mĂ©morisĂ©e de confrontation avec ses propres rythmes cĂ©rĂ©braux chaotiques ? Ces deux domaines d’étude, les convulsions nĂ©onatales et les terreurs nocturnes, nous permettent de relever des signes communs que nous retrouvons avec le phĂ©nomĂšne » de la mort subite du nourrisson, soit 1 des oscillations chaotiques, 2 des perturbations neurovĂ©gĂ©tatives se traduisant par une accĂ©lĂ©ration cardiaque et pulmonaire et enfin 3 une hyper sudation profuse, pour ce qui est du ressort de variables observables. Nous sommes donc amenĂ©s Ă  suggĂ©rer Ă  la communautĂ© scientifique d’envisager une Ă©tude comparative rigoureuse entre ces diffĂ©rents troubles chaotiques dont la liste n’est pas exhaustive et pourrait s’étendre Ă  certaines parasomnies sans pour autant nous Ă©loigner du vĂ©cu de l’enfant. En d’autres termes, il s’agirait de réévaluer la dimension subjective liĂ©e Ă  l’expĂ©rience de l’épreuve de ces troubles graves. Il n’est peut-ĂȘtre pas juste de dire que ces enfants ne se souviennent pas de ces moments, le lendemain Ă  leur rĂ©veil. Ne pouvant pas mettre de mots pour exprimer leurs ressentis, ils restent muets. PrĂ©sentons Ă©galement une autre dĂ©marche de dĂ©centration » du fait de nos prĂ©cĂ©dents travaux 27. Par une double approche du psychisme, d’une part, clinique au travers des rĂȘves, des cauchemars et certaines bouffĂ©es dĂ©lirantes non psychiatriques et, d’autre part, par une approche transversale dans l’articulation du biologique, de l’affect et de la culture, nous avons Ă©tĂ© amenĂ© Ă  envisager l’hypothĂšse d’une intelligence » inconsciente du psychisme. Elle se manifesterait, par exemple, lors de rĂȘves considĂ©rĂ©s comme anticipant une rĂ©alitĂ© comportementale. Nous avons voulu interprĂ©ter ces rĂȘves comme des scĂ©narios d’intentionnalitĂ© que le cerveau prĂ©-Ă©laborerait par projection onirique avant que la polaritĂ© consciente du sujet rĂȘvant ne rĂ©alise Ă©ventuellement le contenu du rĂȘve. Les images vĂ©hiculĂ©es dans ce type de rĂȘve sont considĂ©rĂ©es comme des images motrices porteuses de dynamisme et d’orientation du psychisme selon une logique adaptative par tĂątonnements. Dans cette mĂȘme vision, il est maintenant admis que le cerveau serait capable d’élaborer des hypothĂšses et cela dĂšs la tendre enfance, inconsciemment. Pour JoĂ«lle Proust directeur de recherche au CNRS Les auteurs se distinguent sur la question de savoir quelle part joue l’équipement biologique dans l’apparition de la thĂ©orie de l’esprit, c’est-Ă -dire de la psychologie ordinaire. Certains voient dans l’enfant un petit savant » qui utilise les donnĂ©es disponibles pour faire des hypothĂšses thĂ©oriques sur le rĂŽle causal des Ă©tats mentaux infĂ©rĂ©s, et passe d’une thĂ©orie Ă  une autre en utilisant les mĂ©canismes habituels de la rĂ©futation d’une hypothĂšse par les observations » 31. Le nourrisson possĂšderait des capacitĂ©s inconscientes Ă  projeter des intentions durant son Ă©veil et son sommeil, sur des images externes » des diffĂ©rentes personnes qui l’entourent. Les parents seraient des supports » d’imitation et d’identification ; mais aussi de projection dans l’interaction bĂ©bĂ©-parents. Ce qui rendrait le nourrisson d’autant plus dĂ©pendant de ces images ». Les hallucinations, les rĂȘves, s’alimenteraient progressivement d’images mentales, de reprĂ©sentations, de souvenirs fournissant des vecteurs d’expression Ă  l’imaginaire de l’enfant en devenir dynamisant ou non son psychisme avec toutes les nuances que nous pourrions imaginer entre ces deux Ă©ventualitĂ©s dynamiser » dans le sens de renforcer les potentialitĂ©s actives innĂ©es de l’organisme. Nous dĂ©bouchons sur une logique darwinienne du psychisme 27. Nous suggĂ©rons donc Ă  la communautĂ© scientifique des chercheurs en sciences expĂ©rimentales de tenir compte de cette Ă©ventuelle sensibilitĂ© et de ces capacitĂ©s du nouveau-nĂ© et du nourrisson. SensibilitĂ© singuliĂšre que les chercheurs cliniciens des sciences humaines ne peuvent pour l’instant que rĂ©vĂ©ler au travers d’études de cas » Ă©tant donnĂ© cette dimension subjective – sensible » difficilement objectivable. Celle-ci est cependant essentielle, Ă  n’en point douter, lorsque l’on cherche Ă  approcher singuliĂšrement les affects des bĂ©bĂ©s et des nourrissons. DĂšs lors la question de la mĂ©moire du nourrisson est posĂ©e. La question de la mĂ©moire et de la dynamique de la perception Avant d’évoquer les spĂ©cificitĂ©s des capacitĂ©s de la mĂ©moire des bĂ©bĂ©s et des nourrissons, nous signalons que nous nous rĂ©fĂ©rons Ă  une conception dite du connexionisme radical » qui interviendrait dans l’activation spontanĂ©e de la mĂ©moire, dans sa dimension innĂ©e et par la suite en intĂ©grant une dynamique perceptive co-dĂ©terminĂ©e entre l’organisme et l’environnement ou le contexte, dans sa dimension acquise. Un connexionisme radical, sans computation ni reprĂ©sentation symbolique, est-il donc possible ? » se demande Guy Tiberghien, spĂ©cialiste français de la mĂ©moire 35. Voici sa rĂ©ponse Des rĂ©seaux de neurones biologiquement plausibles pourraient avoir cette propriĂ©tĂ©.» C’est un premier point. Construire un modĂšle rĂ©aliste de la mĂ©moire sĂ©mantique exigerait alors de prendre en compte l’aspect dynamique de l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale et la diffĂ©renciation de groupes de neurones sur la base de la synchronisation de leur activitĂ© », 1997 34. Avant de suggĂ©rer le principe de l’implication du chercheur Ă  la premiĂšre personne par une approche clinique et singuliĂšre au niveau d’un enfant et de sa famille prĂ©cisĂ©ment, il est nĂ©cessaire de rappeler les rĂ©centes dĂ©couvertes concernant la mĂ©moire qui se codifie dĂšs le stade fƓtal. On peut se reporter Ă  l’article de synthĂšse Les souvenirs des nourrissons » publiĂ© dans la revue La recherche » 33. Nous noterons que les nourrissons dĂšs deux mois sont capables de se souvenir de certains Ă©lĂ©ments pendant des semaines voire des annĂ©es en particulier quand ils ont pris une part active 33, c’est nous qui soulignons. Maintenant tentons de nous mettre, par empathie, Ă  la place du bĂ©bĂ© pour aborder la dimension sĂ©mantique » de sa mĂ©moire autour des rituels du coucher. Lorsque celui-ci s’apprĂȘte Ă  ĂȘtre couchĂ© sa perception de la nuit et la mĂ©morisation du souvenir stressant et angoissant qui lui serait liĂ©e reviendraient Ă  la conscience » du bĂ©bĂ© sans qu’il puisse agir pour mettre un terme Ă  cette angoisse. Il ne serait pas acteur de son dĂ©sir de dormir. Rappelons la dĂ©finition que donne Henri Laborit de l’angoisse l’incapacitĂ© de maĂźtriser une situation » 21. Ne pouvant ni fuir, ni lutter, le nourrisson subit son angoisse et mĂ©morise le contexte de cette angoisse. La notion de contexte est importante dans le processus de rĂ©activation ou de rappel de la mĂ©moire. Pour certains enfants s’endormir peut ĂȘtre effectivement un vĂ©ritable drame. En se rĂ©fĂ©rant aux rĂ©centes recherches sur la mĂ©moire des nourrissons relevons cette conclusion de Carolyn Rovee-Collier et Scott Si les souvenirs n’ont pas besoin d’ĂȘtre directement rĂ©activĂ©s pour ĂȘtre rĂ©tablis, on peut penser que dans le cours normal de leurs rapports avec leur environnement, les nourrissons et les sujets plus ĂągĂ©s peuvent rencontrer des Ă©lĂ©ments de rappel qui non seulement dĂ©clenchent des souvenirs dans lesquels ces Ă©lĂ©ments sont directement reprĂ©sentĂ©s, mais d’autres souvenirs qui, dans la mĂ©moire, leur sont associĂ©s. Bien que la rĂ©activation indirecte augmente le nombre de rĂ©ponses dont le nourrisson peut disposer pour faire face Ă  des situations apparentĂ©es, elle accroĂźt aussi la possibilitĂ© que les souvenirs indirectement rĂ©activĂ©s se voient modifiĂ©s en fonction des circonstances au moment du rappel » 33, p. 738. G. Tiberghien confirme Ă©galement cette Ă©mergence spontanĂ©e de souvenirs dans le processus de remĂ©moration Un tel rĂ©seau ne transformerait pas alors un input en out-put, par un processus reprĂ©sentationnel, mais serait un processus auto-organisateur, contraint par ses propres sorties et soumis Ă  des modulations internes. La cognition se dĂ©crit, dans ces conditions, comme un processus holistique d’auto-adaptation, un systĂšme dynamique non linĂ©aire Ă©voluant dans un espace multidimensionnel. Le systĂšme nerveux n’est plus un systĂšme computationnel car il Ă©volue dans un hyperespace d’états qui possĂšde une dimension fractale », 34, Nous avons l’intime conviction aiguisĂ©e par empathie seulement que ce processus auto-organisateur pourrait se retourner en son contraire et devenir auto-dĂ©sorganisateur » du fait de l’état mental angoissĂ© du bĂ©bĂ© dotĂ© d’intentionnalitĂ© rĂ©actionnelle s’opposant Ă  celle, liĂ©e Ă  l’homĂ©ostasie, ancrĂ©e dans la survie du corps qui serait chargĂ©e » de tenter de rĂ©tablir l’autopĂŻĂšse, ce qu’Henri Laborit rĂ©sumait par cette phrase La seule raison d’ĂȘtre d’un ĂȘtre, c’est d’ĂȘtre, c’est de maintenir sa structure.» C’est un tel connexionisme radical que dĂ©fend depuis plusieurs dĂ©cennies Francisco Varela quand il suggĂšre de substituer le concept d’ Ă©naction au concept de cognition La cognition, loin d’ĂȘtre la reprĂ©sentation d’un monde prĂ©formĂ©, est l’avĂšnement conjoint d’un monde et d’un esprit Ă  partir de l’histoire de diverses actions qu’accomplit un ĂȘtre dans le monde.», c’est nous qui soulignons, Varela, 1993 36, C’est une toute autre conception de la mĂ©moire, encore largement spĂ©culative, mais qui n’est pas incompatible avec de nombreuses propriĂ©tĂ©s du cerveau », dit Tiberghien, 1997 43, L’hypothĂšse de l’autorĂ©gulation ou de l’autodĂ©rĂ©gulation spontanĂ©e neuronale prendrait donc appui sur l’aspect dynamique de l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale et la diffĂ©rentiation de groupes de neurones sur la base de la synchronisation – dĂ©synchronisation cĂ©rĂ©brale et du rĂ©tablissement de l’homĂ©ostasie. Le mĂ©canisme n’est pas encore connu mais malgrĂ© sa connaissance objective, F. Varela postule que ce mĂ©canisme ferait partie des possibilitĂ©s neuroniques d’énacter une information ou un Ă©tat mental voir aussi 27-36. Cet Ă©tat mental, dans le cas de la mort subite du nourrisson, mobiliserait des ressources adaptatives au-delĂ  du physiologique d’un organisme encore immature. Quelque chose s’épuise », pourrait dire H. SelyĂ© spĂ©cialiste du stress et de rajouter Nous lui avons donnĂ© un nom sans savoir ce que c’est l’énergie d’adaptation.» La question de fond sur le plan clinique, du cĂŽtĂ© du corps serait celle-ci une sorte d’embrasement neuronal » peut-il survenir lors d’un tel sommeil agitĂ© et crĂ©er une forte transpiration, engendrant une double accĂ©lĂ©ration cardiaque et pulmonaire ? Un pĂ©diatre hospitalier et chercheur belge, le professeur AndrĂ© Kahn 19 prĂ©sent lors de ce colloque e l’association NaĂźtre et Vivre » Ă©voquĂ© plus haut, a en quelque sorte renforcĂ© notre hypothĂšse en apportant une information clinique Les enfants hospitalisĂ©s d’urgence dans son service aprĂšs dĂ©cĂšs amenĂ©s d’urgence par le SAMU ou par police secours semblent avoir transpirĂ© abondamment et prĂ©sentent un taux d’hydromĂ©trie spĂ©cifique sur la surface de la peau, Ă  la tĂȘte et au cou et cela est d’autant plus visible qu’ils sont amenĂ©s rapidement au centre de rĂ©fĂ©rence hospitalier. » Communication personnelle au Forum NaĂźtre et Vivre » du 37. La constatation empirique de cette transpiration excessive, qui demande Ă  ĂȘtre confirmĂ©e statistiquement, ne semble pas incompatible avec l’idĂ©e d’embrasement neuronal » et ses consĂ©quences, selon notre hypothĂšse. Nous relevons sĂ©lectivement des travaux du pĂ©diatre prĂ©sentĂ©s lors de cette rencontre Une Ă©tude comparative, sur la base d’un questionnaire adressĂ© aux parents d’enfant jumeaux dont l’un est dĂ©cĂ©dĂ© de mort subite et Ă  42 autres issus de familles sans TrĂšs peu de variables, parmi la soixantaine Ă©tudiĂ©e, diffĂ©rencient les groupes ». Toujours selon A. Kahn, Une forte sudation profuse est cependant notĂ©e chez 9 enfants dĂ©cĂ©dĂ©s, jamais chez les tĂ©moins. Par sudation profuse, il faut entendre une sudation telle que l’enfant est retrouvĂ© trempĂ© comme s’il sortait du bain », au point que parfois les parents disent se lever pour le changer », 37. A la suite de ces travaux publiĂ©s dans la revue Pediatrics » 18 la communautĂ© des chercheurs a admis que le bĂ©bĂ© pouvait difficilement respirer, couchĂ© sur le ventre. Il devait dĂ©sormais ĂȘtre mis sur le dos ou sur le cĂŽtĂ©, ce qui a fait diminuer de 50% environ le taux de mortalitĂ© 25. Y aurait-il d’autres possibilitĂ©s d’avancer sur ce terrain qui soulĂšve selon nous une dĂ©faillance adaptative du bĂ©bĂ© Ă  un stress organique, associĂ©e Ă  un Ă©tat mental angoissĂ© de se retrouver seul, conjuguĂ©e Ă  une difficultĂ© perceptive environnementale parentale fortement influencĂ©e par le contexte culturel ? OĂč se loge le bon sens ? Nous serions tellement peu conscients de la sensorialitĂ© discriminante du bĂ©bĂ© 28-29-6 notamment et de ses capacitĂ©s perceptives qui l’aideraient Ă  apprĂ©hender l’aspect agrĂ©able ou dĂ©sagrĂ©able de ce qui lui arrive dans sa quotidiennetĂ© que nous aurions sous Ă©valuĂ© la peur acquise de certains bĂ©bĂ©s, trĂšs excitĂ©s par ailleurs sur le plan neuronal durant leur nuit. Cette conclusion, en quelque sorte marquĂ©e semble-t-il par un certain bon sens et une simplicitĂ© dĂ©ductive, peut paraĂźtre improbable pour expliquer le phĂ©nomĂšne brutal dans ses modalitĂ©s expressives de la mort subite du nourrisson. Les rĂ©centes dĂ©couvertes sur les bases neuronales de l’empathie devraient conduire les chercheurs de mĂ©tier de rĂ©envisager la question compte tenu des constations cliniques du Professeur Pascal Bousquet 38 qui rajoute au tableau clinique l’activitĂ© exagĂ©rĂ©e du nerf vague. Le nerf vague est un nerf freinateur du cƓur qui, lorsqu’il fonctionne exagĂ©rĂ©ment, peut mener Ă  des ralentissements trĂšs importants du rythme cardiaque, voire Ă  des arrĂȘts cardiaques. Les chercheurs ont ainsi dĂ©tectĂ© une anomalie consistant en une augmentation trĂšs significative du nombre de ces rĂ©cepteurs muscariniques dans les cas de mort subite par rapport Ă  des prĂ©lĂšvements effectuĂ©s sur des cƓurs d’enfants dĂ©cĂ©dĂ©s de causes connues non cardiaques, par exemple traumatiques. L’anomalie dĂ©couverte permet de suggĂ©rer que ces dĂ©cĂšs pourraient ĂȘtre prĂ©cisĂ©ment associĂ©s Ă  des activitĂ©s anormalement Ă©levĂ©es de ce nerf freinateur au niveau cardiaque L’originalitĂ© et l’intĂ©rĂȘt majeur des ces travaux strasbourgeois rĂ©sident dans la perspective de l’identification de marqueurs de risque et de la possibilitĂ© d’un dĂ©pistage trĂšs prĂ©coce de cette anomalie dĂšs les premiers jours de vie Ă  partir d’un simple Ă©chantillon sanguin. L’activitĂ© excessive du nerf vague est-elle une cause ou une consĂ©quence de ce syndrome ? Telle est la question que nous aimerions poser au Professeur. Il semble Ă©vident que les chercheurs ont presque unilatĂ©ralement envisagĂ© une cause organique pathologique pendant plusieurs dĂ©cennies. Notre hypothĂšse qui avançait la notion d’unicitĂ© biologique de l’enfant fut mal perçue en 1988. Un enfant est pourtant unique et ses rythmes cĂ©rĂ©braux notamment devraient ĂȘtre uniques. Les parents qui dorment avec leur bĂ©bĂ© apprennent par empathie Ă  le connaĂźtre pendant son sommeil dans les cultures oĂč parents et enfants ne sont pas sĂ©parĂ©s lors des premiers mois du bĂ©bĂ©. L’unicitĂ© de leur enfant, ils l’abordent de cette maniĂšre et cela implique le prĂ©jugĂ© de regarder l’enfant singuliĂšrement biologiquement et ensuite singuliĂšrement en fonction des propres expĂ©riences de l’enfant, voire mĂȘme aussi de son expĂ©rience intra-utĂ©rine car il aurait acquis certaines des habitudes de sa mĂšre ! Pourquoi certains enfants sont-ils angoissĂ©s dĂšs que l’idĂ©e de se coucher advient alors que d’autres trouveraient, on pourrait dire, un certain plaisir Ă  s’endormir ? Les chercheurs en laboratoire n’envisagent pas facilement de pĂ©nĂ©trer l’intimitĂ© de la psychologie du bĂ©bĂ© Ă  la premiĂšre personne et donc de la famille. Il faut dire que cette investigation est sĂ©rieusement complexe. Elle est mĂȘme considĂ©rĂ©e par certains scientifiques comme subjective » dans un contexte oĂč le courant des neurosciences affectives » 17 est minoritaire pour ne pas dire marginal. FrĂ©dĂ©ric Paulus, Docteur en psychologie, psychothĂ©rapeute – Centre d’Etudes du Vivant de l’OcĂ©an Indien – ÎLe de La RĂ©union. Article initialement publiĂ© dans Article revu le 3 janvier 12 compte tenu des travaux du Professeur Pascal BOUSQUET. Bibliographie 1 Adrien. J., Le sommeil du nouveau-nĂ©, pp. 165 Ă  173La recherche en neurobiologie, France, Editions Seuil, 1977. 2 Bernard. C., Cossart. R., Hirsch. Esclpapez. M., & Ben-Ari. Y., What is GABAergic inhibition? How is it modified in epilepsy? Epilepsia, 2000, 41 Suppl 6S90-5. 3 Bradley. T., Sleep, sleep position, and the sudden infant death syndrome To sleep or not to sleep ? That is the question, The Journal of Pediatrics, p. 793-795, June 2001, vol 138, n° 6. 4 Challamel. Sommeil et manifestations paroxystiques non Ă©pileptiques chez l’enfant, In Epilepsie de l’enfant. Documentation MĂ©dicale Labaz 1989, p. 65-84. 5 Changeux. L’homme neuronal, France, Editions Fayard, 1983. 6 Changeux. L’homme de vĂ©ritĂ©, France, Editions Odile Jacob, 2002. 7 Ciccone. A. & LhopĂźtal. M., Naissance Ă  la vie psychique, France, Editions Dunod, 1997. 8 Cohen-Tannoudji. G. & Sacquin. Y., SymĂ©trie et brisure de symĂ©trie, France, Editions EDP sciences, 1999. 9 Demongeot. J ., Attracteurs – homĂ©ostasie et chaos dans les rĂ©seaux de neurones, p. 208 Ă  220,in Sciences cognitives, diversitĂ©s des approches, sous la dir de Mirta B. Gordon & HĂ©lĂšne Paugam-Moissy, France, Editions Hermes, 1997. 10 Faure. P. & Korn. H., Is there chaos in the brain ? 1. Concepts of non-linar dynamics and methods of investigation, Compte Rendus AcadĂ©mies des Sciences. Paris, Life Science, 324, 2001, P. 773-793. 11 Gleick. J., La thĂ©orie du chaos, France, Editions Albin Michel, 1989. 12 Goldbeter. A., Les rythmes et l’incertain, pp. 119-139, in L’homme devant l’incertain, sous la dir d’Ilya Prigogine, France, Editions Odile Jacob, 2001. 13 Guedj. N., La mort, sa dĂ©couverte et l’accueil Ă  l’hĂŽpital de l’enfant mort et de sa famille, p. 95-107, in Mort subite du nourrisson un deuil impossible ?, sous la direction de Mazet. P. & LĂ©bovici. S., France, Editions Presses Universitaires de France, 1996. 14 Holzhey. C., Le mystĂšre des oscillations cĂ©rĂ©brales, Sciences et Vie », p. 134-143, N°184, France, 1993. 15 Hulme Hunter. H., Can I sleep with my baby ? traduit par Françoise Bardes, Puis-je dormir avec mon enfant ?, pp. 18-20, Les dossiers de l’obstĂ©trique », Paris, N° 266, novembre, 1998. 16 Jouvet. M., Eveil, sommeil, rĂȘve, Le courrier du CNRS, n° 55, France, Editions du Seuil, 1984. 17 Karli. P., Le cerveau des affects et des Ă©motions, p. 97-111, Le cerveau, le langage, le sens, Volume 5, in UniversitĂ© de tous les savoirs, France Editions Odile Jacob, 2001. 18 Kahn. A., MD . Van de Marckt., Dramaix. M., FNRS Fellow, Blum. D., MD, Rebuffat. E,MD, & Montauk. L., Transepidermal Water Loss During Sleep in Infants at Risk for Sudden Death, Pediatrics », pp. 245-250, Vol 80 No. 2 august, 1987. 19 Khan. A., Le sommeil de votre enfant. SantĂ© au quotidien, France, Editions Odile Jacob, 1988. 20 Kondepudi. D. & Buhse. T., Hasards et rĂ©actions chimiques de non-Ă©quilibre, pp. 119-139, in L’homme devant l’incertain, sous la dir d’Ilya Prigogine, France, Editions Odile Jacob, 2001. 21 L’inhibition de l’action, France, Editions Masson, 1981. 22 Llinas, R. & Ribary, U., Temporal conjunction in thalamocortical transactions. In Castellucci. V.,& Rossignol. S., eds Consciousness At the Frontiers of Neuroscience, Lippincott-Raven, USA, 1998. 23 Lunhmann HJ., Dyhala VI., & Ben-Ari Y., Generation and propagation of 4-AP-induced epileptiform activity in neonatal intact limbic structures in vitro. Eur J Neurosci., 2000, 128 p. 2757-68. 24 Mansuy. I., Des cascades molĂ©culaires pour apprendre et mĂ©moriser, prĂ©sentation du Prix Nobel de MĂ©decine Eric Kandel, P. 1296-1297, mĂ©decine/sciences n° 11, vol. 16, novembre 2000. 25 Paris. C., Remler. R. & Daling. J., Risk factor sudden infant death syndrome Changes associated with sleep position recommendations, The Journal of Pediatrics, p. 771-777, December, 2001, vol 139, n° 6. 26 La santĂ© et les besoins essentiels des enfants, France, Editions Empirika, 1987, Ă©puisĂ©. Cet ouvrage suggĂ©rait autant que faire se peut de fonder l’éducation de l’enfant, dĂšs son plus jeune Ăąge, sur le corps par le ressenti, l’éprouvĂ© et le recours rĂ©flexif que procurent les sensations, en d’autres termes un recours constant Ă  l’intelligence naturelle du corps. L’hypothĂšse explicative portant sur la MSN telle qu’elle est prĂ©sentĂ©e ici, dans cet article, est dĂ©veloppĂ©e dans cet ouvrage suivant les mĂȘmes prĂ©jugĂ©s initiaux compte tenu des connaissances de l’époque. 27 Paulus. F., Individuation, Ă©naction, Ă©mergences et rĂ©gulations bio-psycho-sociologiques du psychisme, ThĂšse de Doctorat de psychopathologie fondamentale et psychanalyse de l’universitĂ© de Paris 7, Denis Diderot, soutenue en juin 2000. 28 Premack, D. The infant’s theory of self-propelled objects ». Cognition 36 p. 1-16, USA, 1990. Les capacitĂ©s discriminatives du bĂ©bĂ© basĂ©es sur son Ă©quipement sensoriel lui permettraient d’évaluer l’aspect agrĂ©able ou dĂ©sagrĂ©able des situations oĂč il est impliquĂ©. De trĂšs nombreuses recherches convergent depuis ces dix derniĂšres annĂ©es vers cette nouvelle perception. Le bĂ©bĂ© serait comme un psychologue » dotĂ© d’un sens aigu discriminant ce qui est agrĂ©able est synonyme de bon donc de bien pour lui, ce qui est dĂ©sagrĂ©able de mauvais, donc de mal. Ces capacitĂ©s fonderaient selon les Ă©thologues le sens moral du bĂ©bĂ© selon David Premack par exemple. De nombreux auteurs francophones ont contribuĂ© Ă  enrichir nos connaissances dans le domaine des possibilitĂ©s et capacitĂ©s sensorielles prĂ©coces des bĂ©bĂ©s fondant la notion de sensorialitĂ© discriminative, on peut citer Boris Cyrulnik, Jacques Melher et Emanuel Dupoux, Roger LĂ©cuyer, Hubert Montagner, Vivianne Pouthas et François Jouen
 On peut aussi se reporter Ă  l’ouvrage de Paul Churchland, Le cerveau, moteur de la raison, siĂšge de l’ñme, particuliĂšrement le chapitre 2 ReprĂ©sentation sensorielle L’incroyable puissance du codage vectoriel », p. 35 Ă  48, Belgique, Editions De Boeck, 1998. 29 Decety. J., L’empathie est-elle une simulation mentale de la subjectivitĂ© d’autrui ?, in L’Empathie, in Berthoz. A ., et Jorlan. G., Odile Jacob, 2004, p. 53-88. Damasio. A., L’autre moi-mĂȘme, Les nouvelles cartes du cerveau, de la conscience et des Ă©motions, Paris, Odile Jacob, 2010. Marendaz. C., du regard Ă  l’émotion la vision, le cerveau, l’affectif, Ed du Pommier, 2009. 30 Prigogine. I., La fin des certitudes, temps chaos et lois de la nature, France, Editions Odile Jacob, 1996. 31 Proust. J., La mentalisation comme Ă©laboration ou application d’une thĂ©orie », in Grivois. H. & Proust. J., SubjectivitĂ© et conscience d’agir, France, Editions des Presses Universitaires de France, 1998. 32 Queiros-Conde. D., Principe de conservation du flux d’entropie pour l’évolution des espĂšces, pp. 445 Ă  449, Comptes Rendus de l’AcadĂ©mie des Sciences, France, Paris, SĂ©rie II. Tome 330, N°6, 30 mars 2000. 33 Rovee-Collier. R.,& Adler. Scott A., Les souvenirs des nourrissons, pp 736-741, La recherche, 267, juillet-aoĂ»t, 1994. 34 Stork. H., Bercements, berceaux et berceuses, Un Ă©clairage transculturel, in Dossier La nuit » Revue Enfance et Psy », n° 10, 2000, Editions Eres, Toulouse, France. L’auteur montre les diffĂ©rentes pratiques autour du coucher et de l’endormissement. Que ce soit en Afrique, en Inde ou en Chine, les pratiques d’endormissement impliquent une forme de promiscuitĂ©. Par exemple, au japon dormir-ensemble », chacun disposant d’un matelas individuel futon est la rĂšgle
 Le berceau en France tendrait Ă  disparaĂźtre. La lecture de l’ensemble des articles est recommandĂ©e. 35 Tiberghien. G., La mĂ©moire oubliĂ©e, Belgique, Editions Mardaga, 1997. Tiberghien, G. La mĂ©moire humaine ConnaĂźtre ou se souvenir ?, pp. 139-152, sous la dir de Gordon, & Paugam-Moisy. H., Sciences cognitives DiversitĂ© des approches, France, Editions HermĂšs, 1997. 36 Varela J. F., Thompson. E, & Rosch. E., L’inscription corporelle de l’esprit, France, Editions Seuil, 1993. 37 FĂ©dĂ©ration NaĂźtre et vivre », 5, rue La PĂ©rouse, 75116, Paris. Notes relatives Ă  l’intervention d’AndrĂ© Kahn rĂ©digĂ©es par J. HonorĂ© et de G. Kieffer, extraites du compte-rendu du colloque du 15/10/1988. 38 Bousquet P, Laboratoire de Neurobiologie et Pharmacologie cardiovasculaire / LNPCVFACULTE DE MEDECINE – 11, rue Humann – 67085 STRASBOURG CEDEXcourriel Contact presse Recherche Pellon Isabel, Service de la communication, . Chaque contribution publiĂ©e dans nos pages nous semble rĂ©pondre aux critĂšres Ă©lĂ©mentaires de respect des personnes et des communautĂ©s. Elle reflĂšte l’opinion de son ou ses signataires mais pas forcĂ©ment celle du comitĂ© de lecture de ParallĂšle Sud.
Etsi la mort n’existait pas vraiment ? En tout cas pas la mort telle que nous la connaissons dans nos croyances ou religions. Pour certains nous vivons et ensuite il n’y a plus rien, le vide absolu et pour d’autres nous allons au paradis ou en enfers si vous ĂȘtes croyant. (personnellement pensez-vous vraiment que la mort nous divises en 2 camps? ha ha NON Depuis des siècles, la science n’a eu de cesse de tenter d’explorer et de décrire tous les phénomènes pouvant l’être. On pourrait donc penser aujourd’hui que le monde qui nous entoure n’a pratiquement plus aucun secret pour elle. C’est faux ! de nombreux mystères persistent. Nous pouvons obtenir des réponses rationnelles sur des phénomènes perceptibles mais qu’en est-il des expériences que l’on vit soudainement, des sensations que l’on ressent, des choses que l’on voit sous une forme particulière ? Est-ce le fruit de notre imagination ? Est-ce lié à un monde parallèle ? D’ailleurs, comment parvenons-nous à nous poser ces questions ? En effet, l’exploration scientifique de la conscience n’en est qu’à ses balbutiements. Plonger dans l’inconnu nous permettrait-il de comprendre les phases cachées de cet iceberg qu’est la conscience et de comprendre l’aspect phénoménologique de celle-ci ? Autrefois, les scientifiques pensaient que la conscience variait entre deux états distincts, l’un actif et l’autre inactif. Soit le patient était conscient soit il était inconscient. Au fil du temps, les recherches menées dans le cadre des avancées neuroscientifiques ont permis de démontrer que des patients, même dans un état végétatif, pouvaient répondre à certains stimuli, ce qui décrédibilise les précédentes affirmations. Toujours dans ces évolutions scientifiques, nous avons le neurologue belge Steven Laureys et son équipe du CHU de liège qui ont mené une étude sur l’utilisation d’une nouvelle méthode d’imagerie médicale le PET-scan. Les résultats, publiés dans la Revue scientifique The Lancet, suggèrent que cette méthode permettrait de déceler de manière précise le degré de conscience chez un patient inconscient. De ce fait, les résultats peuvent apporter une explication rationnelle à certaines expériences telles que l’expérience de mort imminente ou encore le syndrome d’enfermement. Cependant, à dater d’aujourd’hui, ces pistes ne sont pas encore optimales compte tenu de la complexité de la conscience mais aussi de son immatérialité. De plus, on l’assimile souvent à la notion ésotérique d’âme ce qui n’aide pas sa définition. Mais nous nous questionnons tout de même sur sa nature est-il possible que la conscience soit en réalité un synonyme de l’âme ? Il s’agit-là d’un questionne- ment de plusieurs millénaires qui a intéressé plusieurs auteurs philosophiques tels que Platon ou encore René Descartes, mais également de nombreux scientifiques. Aujourd’hui, la conscience est devenue un véritable sujet d’étude. Elle est au carrefour de diverses disciplines, allant du scientifique au spirituel. Les chercheurs anglo-saxons considèrent que la conscience, dite consciousness, est un concept à multiples facettes et possède deux dimensions l’arousal et l’awareness. L’arousal est défini comme étant l’état psychologique et physiologique d’éveil. Ainsi, il nous permet de réguler la conscience mais aussi de traiter l’in- formation. De plus, il permettrait de motiver certains comportements dits primaires tels que se nourrir, se mouvoir ou encore fuir face à un danger. L’awareness est quant à lui décrit en psychothérapie comme étant la conscience de soi et de l’environnement tenant compte de l’expérience du corps et des émotions ressenties. De ce fait, il nous permet de percevoir, ressentir et identifier les évènements qui nous entourent. Ainsi, à titre d’exemple, pour une personne dans un état de conscience dite normale, les deux dimensions de la conscience sont présentes tandis que dans le cas d’un état végétatif, seulement l’awareness est présent. En neurologie, on se focalise sur le siège de la conscience. On considère qu’une lésion au niveau du tronc cérébral, centre du système nerveux, entrainerait un dysfonctionnement. On parle alors de conscience altérée. Le syndrome d’enfermement illustre bien cette description. Le locked-in syndrome est un état neurologique dans lequel le patient est éveillé et pleinement conscient. Les fonctions cognitives sont intactes. Ainsi, les deux dimensions de la conscience arousal et awareness sont préservées. Cependant, le patient ne peut ni parler, ni bouger. Il est paralysé et son corps devient sa prison. Ce phénomène résulte majoritairement d’un accident vasculaire cérébral AVC détruisant une partie du tronc cérébral. La récupération se fait très lentement et les capacités motrices sont rarement récupérées dans leur totalité. De nombreux livres ont été écrits à ce sujet notamment celui de Jean-Dominique Bauby, intitulé Le Scaphandre et le Papillon. Les personnes ayant été victime du Locked-in syndrome décrivent cette expérience comme traumatisante. Dans la plupart des cas, le corps est défini par les patients comme étant un fardeau, une cage ou encore une prison. Ils se sentent comme emmurés dans leur propre corps mais aussi très seuls. Certains témoignages comme celui de Caroline, jeune étudiante victime de LIS, nous explique que le fait de ne pas pouvoir communiquer avec l’extérieur renforce cette solitude. De plus, au fil des jours, ils se sentent de plus en plus petit dans leur corps et certains parviennent à se voir hors de leur corps. Article de Dounia Boussetta Etles dieux n'y Ă©taient pas pour rien. On avait toujours considĂ©rĂ© qu'il existait une vie aprĂšs la mort, sans preuve par ailleurs, et qu'elle rĂ©sulterait du bien ou du mal dont les individus auraient fait preuve durant leur existence. D'autres, plus cartĂ©siens, pensaient que nous n'Ă©tions que de simples particules dans l'univers. Ils Ă©taient nĂ©s poussiĂšre et redeviendraient
[youtube v= »HpsJ4o5C4Hg »] OĂč en est la science sur la vie aprĂšs la mort ? » Pour voir nos futures vidĂ©os, abonnez-vous Ă  la chaine. Pour dĂ©couvrir la 2Ăšme partie RĂ©alisation ValĂ©rie Seguin et Dominic Bachy PrĂ©sentation AurĂ©lie Godefroy – Narration François-Eric Gendron Ce film prĂ©sente les Ă©tudes scientifiques et les diffĂ©rents phĂ©nomĂšnes observĂ©s autour de la mort EMI, dĂ©corporations, contacts avec les dĂ©funts, visions des mourants, 
 et rĂ©unit pour la premiĂšre fois un grand nombre de scientifiques rĂ©putĂ©s sur ce sujet Le Pr. Steven Laureys, plusieurs mĂ©decins et neurologues Mario Beauregard, Thierry Janssen, Raymond Moody, François Lallier, Pim Van Lommel, Jean-Jacques Charbonier, Constance Yver-Elleaume, Olivier Chambon, etc. Des biologistes et des physiciens Sylvie Dethiollaz, Philippe Guillemant et Trinh Xuan Thuan. Mais aussi des personnalitĂ©s notamment l’écrivain Didier van Cauwelaert. Quelles sont leurs conclusions? [youtube v= »2QukbCfT_Uc »] Aidez nous Ă  finir sa rĂ©alisation et pour voir nos futures vidĂ©os, abonnez-vous Ă  notre chaine Youtube Lien vers le film ET SI LA MORT N’EXISTAIT PAS Partie 1 Pitch de ce 2Ăšme film Si la mort n’existe pas, cela signifierait qu’une partie de nous, notre conscience, notre Ăąme, repartirait dans l’au-delĂ  ! Nous irons Ă  la rencontre d’experts scientifiques, chercheurs spirituels, etc. qui essaient de comprendre ce qu’est l’ñme, comment elle peut ĂȘtre source de sens et de joie intĂ©rieure, et comment mieux apprĂ©hender le passage » vers cet autre monde et limiter l’angoisse de la mort. Pour suivre nos actualitĂ©s sur FACEBOOK SE FAIRE CONNAÎTRE La Presse Galactique est heureuse de rendre son rĂ©seau disponible Ă  tous ceux et celles qui dĂ©sirent faire connaĂźtre leurs aptitudes, leurs dons, leurs rĂ©alisations et leurs projets. Le nouveau monde n’est pas quelque chose qui doit venir un jour; le nouveau monde c’est nous qui nous exprimons Ă  travers notre vraie nature, en toute simplicitĂ© et authenticitĂ©. VoilĂ  enfin une tribune libre pour nous propulser et mettre en action aujourd’hui le service que nous sommes venus rendre sur cette planĂšte. 375
EtmĂȘme si notre voix n’était pas assez forte pour dĂ©vier complĂštement le cours de l’histoire, mĂȘme si la loi changeait et que nous devions finalement aller, comme nous le redoutions, lĂ  oĂč nous ne voulions pas aller, nous ne mourrons pas, nous ne disparaĂźtrons pas. Nous serons unis et nous ferons face ensemble parce que toujours des patients auront besoin
Depuis que je suis enfant je "sais', sans bien sur, pouvoir prouver quoi que ce soit que la mort n'existe vous ressortirai bien ce qu'on dit sur le sujet, comme par exemple que nos corps ne sont que des vĂ©hicules pour nos Ăąmes et qu'ils meurent une fois que nous avons accompli le "programme' que nous nous Ă©tions fixĂ© avant notre eu plusieurs expĂ©riences suite Ă  des dĂ©cĂšs de proches qui n'ont fait que me conforter dans cette conviction, idem pour les livres. Au moins puis je me dire que je ne suis pas la seule "cinglĂ©e' ayant cette certitude car c'est bien ainsi que je le fait de croire que notre vie sur terre n'est qu'un passage, un peu comme une grande salle de classe ou l'on vient apprendre, comprendre et Ă©voluer, donne une toute autre perception de la vie et des Ă©preuves qui s'y rattachent. Mais cela donne aussi beaucoup plus de sens et amĂšne Ă  rĂ©flĂ©chir diffĂ©remment, en effet ce que nous faisons n'est pas sans consĂ©quence, ni pour autrui, ni pour nous, aussi vivre ainsi amĂšne a une plus grande conscience de l'autre. Ainsi pour moi la mort sera le moment ou je pourrai rentrer chez moi... Elle devient juste un nouveau voyage et non ce gouffre oĂč l'on cesse d'exister Ă  jamais... rien n'est terminĂ©, tout continue
Maisla bontĂ© gratuite, qui seule est vraie, implique la libertĂ© du mal. Mais si le mal exige la libertĂ©, c’est par les humains que le mal et la souffrance sont produits, et donc Dieu ne peut ĂȘtre blĂąmĂ©. On ne peut pas avoir un monde Ă  la fois libre et bon, l'imperfection humaine rend cette coexistence impossible.
Citations â€ș Vie â€ș Au fond, si la mort n'existait pas, la vie perdrait son caractĂšre comique. Citation sur la vie de Romain Gary Au fond, si la mort n'existait pas, la vie perdrait son caractĂšre comique. Romain Gary est l'auteur de la citation sur la vie "Au fond, si la mort n'existait pas, la vie perdrait son caractĂšre comique.". Romain Gary est Ă©galement l'auteur des citations Vous ne pouvez pas attendre de la vie d'avoir un sens. Vous devez lui en donner un. Je vois la vie comme une grande course de relais oĂč chacun de nous avant de tomber doit porter plus loin le dĂ©fi d'ĂȘtre un homme. Avec l'amour maternel, la vie nous a fait Ă  l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. La vĂ©ritĂ©, c'est qu'il y a une quantitĂ© incroyable de gouttes qui ne font pas dĂ©border le vase. C'est toujours dans les yeux que les gens sont les plus tristes. Je sais que la vie vaut la peine d'ĂȘtre vĂ©cue, que le bonheur est accessible, qu'il suffit simplement de trouver sa vocation profonde, et de se donner Ă  ce qu'on aime avec un abandon total de soi. DĂ©jĂ  l'humour Ă©tait pour moi ce qu'il devait demeurer toute ma vie une aide nĂ©cessaire, la plus sĂ»re de toutes. Plus on a rien et plus on veut croire. Parce qu'on ne peut pas vivre sans quelqu'un Ă  aimer. La vie est pavĂ©e d'occasions perdues. J'ai gagnĂ© beaucoup de batailles dans ma vie, mais j'ai mis beaucoup de temps Ă  me faire Ă  l'idĂ©e qu'on a beau gagner des batailles, on ne peut pas gagner la guerre. Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment Ă  passer. Les cauchemars, c'est ce que les rĂȘves deviennent toujours en vieillissant. Les chemins qui mĂšnent Ă  la libertĂ© et Ă  la dignitĂ© humaine passent par bien des abĂźmes et ne sauraient donc mener d’un seul coup aux sommets. La mĂ©decine doit avoir le dernier mot et lutter jusqu'au bout pour empĂȘcher que la volontĂ© de Dieu soit faite. J'Ă©tais tellement heureux que je voulais mourir parce que le bonheur il faut le saisir pendant qu'il est lĂ . Je tiens pas tellement Ă  ĂȘtre heureux, je prĂ©fĂšre encore la vie. Le bonheur, c'est une belle ordure et une peau de vache et il faudrait lui apprendre Ă  vivre. Quand on a envie de crever, le chocolat a encore meilleur goĂ»t que d'habitude. C'est pas nĂ©cessaire d'avoir des raisons pour avoir peur. Copyright © 2022 . Tous droits rĂ©servĂ©s. CGU
EXCLUSIF LA CHAINE AMÉRICAINE, MSNBC ANNONCE UN JOUR AVANT LE GAGNANT D 1 . Un TraĂźtre ''Haut GradĂ©'' de Gendarmerie AppelĂ© Ă  la Rescousse des Élite 1 . Magouilles d'Ă©tat. 1 . DOC CENSURE 11 septembre/2001 " Le Complot" COMPLET. 1 . Youtube supprime les j'aime pour empĂȘcher que cette vidĂ©o soit vue. Part 1 . URGENT :Vous ne toucherez plus vos retraites.
On ira tous au Paradis ! », chantait Michel Polnareff. L’enfer ? c’est ringard ! » Le Bon Dieu n’a pas pu inventer ça ! ».Philippe Laborie nous en parle
 Cet Ă©tĂ©, Ă  Notre-Dame du Laus, j’ai eu une belle discussion avec des personnes ĂągĂ©es au sujet de l’enfer. Elle me prĂ©cise ne pas y croire. Et lĂ , tout de go, je lui dis Mais si ! Heureusement que l’enfer existe ! », un brin provocateur. C’est le signe que le Seigneur nous laisse libre de le choisir et de l’aimer ». L’enfer, non voulu par Dieu, est le lieu habitĂ© par des Ăąmes qui ont refusĂ© la MisĂ©ricorde du PĂšre. Il nous a créés pour Lui Ă  son image et ressemblance tout en nous laissant libre deL’aimer. Satan, le premier Ă  tomber en enfer, ne cesse d’attirer Ă  lui d’autres Ăąmes par haine absolue pour Dieu. L’enfer doit-il nous faire peur ? Oui et non. C’est bien un lieu d’extrĂȘmes souffrances qui sont Ă©ternelles oĂč la rĂ©mission est impossible Dans l’HadĂšs, en proie Ă  des tortures, il lĂšve les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein. Alors il s’écria PĂšre Abraham, aie pitiĂ© de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraĂźchir la langue, car je suis tourmentĂ© dans cette flamme. Mais Abraham dit Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux; maintenant ici il est consolĂ©, et toi, tu es tourmentĂ©. Ce n’est pas tout entre nous et vous un grand abĂźme a Ă©tĂ© fixĂ©, afin que ceux qui voudraient passer d’ici chez vous ne le puissent, et qu’on ne traverse pas non plus de lĂ -bas chez nous. » Evangile de Luc chap. 16, 23-26 Les petits enfants de Fatima ont fait Ă©galement l’expĂ©rience de la vision de l’enfer. Ils en restĂšrent marquĂ©s Ă  vie. J’ai eu l’occasion de faire une retraite de discernement selon les exercices de Saint Ignace. En dĂ©but de retraite, il est demandĂ© de mĂ©diter sur la vision de l’enfer. Pendant une vingtaine de minutes, je demande cette grĂące, comme les petits pastoureaux, de faire l’expĂ©rience de la vision de l’enfer. Rien. Puis, en un Ă©clair, je me suis vu regardant vers le bas attendant que la vision de l’enfer s’ouvre. Et, d’un coup, je me retourne vers le Ciel et vois JĂ©sus et Marie qui me dise voilĂ  ce qu’est l’enfer ! » Et je la vis s’éloigner pour finalement disparaĂźtre
 L’enfer n’est autre que la sĂ©paration de la crĂ©ature de son CrĂ©ateur. La vraie douleur est que l’ñme ce sait toujours aimĂ©e infiniment de Dieu mĂȘme en enfer mais a choisi de s’en dĂ©tacher pour toujours. La vraie libertĂ© de l’Homme est de dĂ©couvrir en ce monde que nous sommes faits pour Dieu, pour laisser l’Esprit-Saint enflammer tout notre ĂȘtre, pour se laisser purifier par JĂ©sus et enfin se laisser aimer pour aimer le PĂšre. Alors, oui, heureusement que l’enfer est possible pour moi, car je peux ainsi choisir librement d’aimer le Bon-Dieu ! Notre citĂ© se trouve dans les cieux, nous verrons l’Épouse de l’Agneau, resplendissante de la gloire de Dieu, CĂ©leste JĂ©rusalem. Dieu aura sa demeure avec nous, Il essuiera les larmes de nos yeux, Il n’y aura plus de pleurs ni de peines. Car l’ancien monde s’en est allĂ©. Et maintenant, voici le salut, Le rĂšgne et la puissance de Dieu, Soyez donc dans la joie vous les cieux, Il rĂšgnera sans fin dans les siĂšcles. Tu penses quoi de la vie aprĂšs la mort ? Et si on en parlait ensemble ? Chat' anonyme et gratuit Etsi la particule fantĂŽme n’existait pas ? Retour sur trente ans de recherche. Par Nathaniel Herzberg. PubliĂ© le 11 novembre 2015 Ă  18h35 - Mis Ă  jour le 16 novembre 2015 Ă  18h34. Lecture .
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